Thomas Malthus
Thomas Malthus
Thomas Robert Malthus (
En 1798, il publie sans nom d'auteur : "Essay on the principle of population...", qui connaît un immense succès et déclenche de nombreuses polémiques. Malthus entreprend alors d'approfondir ses recherches et voyage sur le continent, visitant le Danemark, la Suède et la Russie. En 1803, il donne une nouvelle édition, très augmentée, de son Essai et le signe de son nom. Le retentissement est considérable. Dès 1805, il fait l'objet d'une traduction en français.
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La thèse
Il prédit que la population augmente de façon exponentielle ou géométrique (par exemple : 1, 2, 4, 8, 16, 32, ...) tandis que les ressources croissent de façon arithmétique (1, 2, 3, 4, 5, 6, ...). Il en conclut à l'inévitabilité de catastrophes démographiques, à moins d'empêcher la population de croître.
Les anciens régulateurs démographiques (les guerres et les épidémies) ne jouant plus leur rôle, il imagine de nouveaux obstacles, comme la limitation de la taille des familles ou le recul de l'âge du mariage pour la population pauvre – ces restrictions étant volontaires. Il prône aussi l'arrêt de toute aide aux nécessiteux, en opposition aux « lois de Speenhamland ».
La loi de Speenhamland, communément appelée la loi sur les pauvres, a été en vigueur en Grande-Bretagne de 1795 à 1834. C'est l'une des nombreuses « Poor Laws ».
Cette loi a assuré jusqu'en 1834 un revenu minimal aux pauvres dans chaque paroisse, grâce à l'octroi d'un complément de ressources en numéraire indexé sur le prix du pain (ou du blé) et sur la taille de la famille à prendre en charge.
Les politiques de restriction démographique inspirées de Malthus sont appelées « malthusiennes ».
