"La Cité radieuse" de Marseille par Le Corbusier

La Cité radieuse

Le Corbusier

1945-1952

 

     

 

 

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Extraits de http://fr.wikipedia.org/wiki/Cit%C3%A9_radieuse_de_Marseille

 

L'unité d'habitation de Marseille, également connue sous le nom de Cité radieuse, est une résidence sous forme de barre sur pilotis (en forme de piètements évasés à l'aspect brutaliste) où Le Corbusier a tenté d'appliquer ses principes d'architecture pour une nouvelle forme de cité, un village vertical. Ce village est composé de 360 appartements en duplex séparés par des rues intérieures.

 

                         

 

Édifiée entre 1945 et 1952 et située près du boulevard Michelet de Marseille, cette barre est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composée de logements, elle comprend également dans ses étages centraux des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel / restaurant, librairie spécialisée, etc.). Le toit terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air.

  

             

 

 

Le Corbusier

(Extraits de http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Corbusier)

 

Charles-Édouard Jeanneret-Gris, connu sous le pseudonyme de Le Corbusier, est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre et homme de lettres suisse romand naturalisé français (né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds - mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin).

 

Il est connu pour être l'inventeur de l'Unité d'habitation, sujet sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, comme une réflexion théorique sur le logement collectif. "L'unité d'habitation de grandeur conforme" sera seulement construite au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt, Rezé-lès-Nantes, Firminy et Berlin.

 

    

                             

 

Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l'après-guerre. Dans son concept, il intègre tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Cependant, les architectes qui s'inspireront de lui pour les cités modernes, vont oublier cette partie là, dégradant son généreux concept et ouvrant la voie au pire des urbanismes « la cité de banlieue ».

 

       

 

De 1945 à 1952, Le Corbusier construit la Cité radieuse de Marseille, un immeuble d'habitation sous la forme d'un parallélépipède sur pilotis (en forme de piètements évasés à l'aspect rugueux), qui constitue une innovation importante dans la conception architecturale des résidences d'habitations. Dans cet immeuble, il a tenté d'appliquer ses principes d'architecture pour une nouvelle forme de cité en créant un village vertical, composé de 360 appartements en duplex distribués par des rues intérieures.

 

 

 

 Les théories de Le Corbusier 

 

« Là où naît l'ordre, naît le bien-être. » Les choix de Le Corbusier en architecture sont ceux qui définissent le purisme : simplicité des formes, organisation, rigueur. Cette vision est mêlée d'utopie, le bonheur étant l'une des clés de ses réflexions sur l'urbanisme. Son « langage » architectural s'applique aussi bien au logement économique qu'à la villa de luxe.

 

 

 

Voir le site de la Cité radieuse:

http://www.marseille-citeradieuse.org/

 

(Extraits)

Le Corbusier comprit que, dans un village, il existe un lien entre les habitants qui se perçoivent comme membre d'une certaine communauté.
Entre eux existe un lien ce n'est pas le cas dans nos villes actuelles ou les habitants sont trop nombreux, se sentent dispersés sans liaison entre eux.
Proposant des habitations d'environ 300 familles, il voulut établir entre elles ce sentiment de faire partie d'une même équipe. Il créa ainsi une unité sociale.
L es quelques unités d'habitation réalisées ont confirmé cette convivialité.
Dans chacune d'entre elle s'est créé spontanément entre les habitants
un lien surtout culturel.
Chaque famille garde son indépendance et sa liberté. Mais entre les familles se crée spontanément une liaison éprouvée et pensée par les habitants
Chacun se situe dans la société comme un membre d'une sorte de communauté.
Le Corbusier attache une très grande importance à cette unité. C'est pour cela qu'il nomma ces nouveaux immeubles des unités d'habitation.  

 

Quelque soit l'importance qu'il attache à cette organisation fonctionnelle et à cette valeur sociologique, le but suprême de Le Corbusier est le bonheur des habitants. Son architecture veut procurer à chacun la beauté et l'émotion poétique.
Comme un sculpteur il travaille la beauté des volumes. Il règle avec précision les rapports entre toutes les dimensions. Il invente une gamme de proportions qu'il nomme le « Modulor ». Regarder une façade de l'Unité d'Habitation, c'est voir une multiplicité de formes qui s'intègrent dans une unité. C'est une musique qui se voit. Les volumes sont la fois multiples et un. Avec force le Corbusier ramène le compliqué au simple, le chaos à l'ordre, la pluralité à l'unité, et l'agitation au calme.
Les couleurs des loggias rendent l'architecture vivante et gaie. Il voudrait qu'aux habitants elle donne de la joie. Il ne fait pas une architecture qui se contemple. Il fait une architecture qui se vit.

 

Petite conclusion d'un ancien gamin de banlieue :

Les formes des concepts architecturaux de Le Corbusier ont inspiré les bâtisseurs de ces "grands ensembles" qui sont aujourd'hui devenus des lieux où s'agglutinent des populations cumulant les handicaps sociaux. Originellement, à destination des catégories sociales populaires et moyennes en pleine expansion économique et sociale (on est dans les "30 Glorieuses"), elles sont aujourd'hui des zones dans lesquelles les problèmes sociaux se développent : pauvreté, chômage, insécurité, échec scolaire, ...

Il serait alors facile de dénoncer aujourd'hui un projet qui paraissait novateur au lendemain de la 2ème guerre mondiale. Pourtant, Le Corbuzier avait eu le pressentiment de cet "echec". Il ne voulait pas construire des "cités dortoirs" telles qu'elles ont effectivement été construites : de strictes lieux d' habitation pour des travailleurs qui vivaient au centre, leur lieu de travail et de loisirs.

Le Corbuzier voulait faire des cités favorisant une vraie convivialité, ajoutant à des habitations de qualité, un ensemble d'infrastructures permettant le vie commune. Or les "grands ensembles", futurs "H.L.M" (habitations à loyer modéré) auront l'inconvénient d'être de qualité médiocre (coûts limités) et bâti sans ces infrastructures. Elles manquent cruellement aujourd'hui à leurs habitants qui se sentent "exclus", abandonnés à des lieux sans vie et sans projet politique.



Article ajouté le 2007-11-24 , consulté 1043 fois

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