SPE0 : Introduction

SPE0 : Les grands courants de la pensée économique et sociale

 

 0-1 : Les grands courants de la pensée économique

 

 

à Fin 18ème et 19ème siècles : émergence et développement des économies de marché.

Dans ce contexte, l' ECOLE CLASSIQUE vante les mérites du marché, seule instance capable selon eux de réguler l'économie en respectant les libertés individuelles (Libéralisme). L'Etat doit donc jouer un rôle minimal (Etat-gendarme). L'intérêt général est le résultat de la libre recherche des intérêts particuliers (« Main invisible »). Les classiques étendent ce principe de liberté aux échanges extérieurs pour lesquels ils prônent le libre-échange.

Nous étudierons dans le cadre de cette école, Adam SMITH (SPE2) et David RICARDO (SPE8).

 

 

à Vers le milieu du 19ème siècle, les premiers effets négatifs du système capitaliste amènent à une réflexion critique de l'économie de marché. Parmi ces critiques, l'œuvre de Karl Marx (SPE6) domine. Il va dénoncer le caractère inégalitaire de cette organisation économique et politique et montrer son caractère conflictuel. Selon Marx et les MARXISTES, le capitalisme doit disparaître à terme.

 

 

à En réaction aux critiques marxistes, l' ECOLE NEOCLASSIQUE va reformuler mathématiquement et géométriquement les grandes conclusions de l'école classique pendant la 2ème moitié du 19ème siècle. Ils vont réaffirmer les vertus autorégulatrices du marché, à partir du modèle de la concurrence pure et parfaite. Cet approfondissement du libéralisme va dominer la pensée économique et inspirer les politiques économiques jusqu'aux grandes crise des années 30.

 

 

à La crise de 1929 va sonner le glas de cette domination : le marché semble incapable de s'autoréguler en période de crise. Le marché du travail n'apparaît pas comme un marché comme les autres. Il apparaît désormais évident que L'Etat doit intervenir pour soutenir l'activité économique et notamment l'emploi. La théorie économique de l'interventionnisme est formulée par JM Keynes (SPE4), œuvre qui tente de dépasser l'école néoclassique. Le KEYNESIANISME va inspirer les politiques économiques des 30 Glorieuses (1945-75) et permettre le développement de l'Etat-Providence.

 

 

à Mais la crise de 1974 va mettre les politiques interventionnismes en face de leurs contradictions. Le développement des échanges mondialisés impose de nouvelles contraintes aux politiques économiques. Ce développement du libre-échange réactualise les théories libérales (NEOLIBERALISME). La libre initiative économique est réaffirmée au détriment de l'interventionnisme : l'état doit se désengager (défiscalisation, déréglementation, privatisations, …)

 

 

à En marge de ces courants dominants, un penseur hétérodoxe JA SCHUMPETER (SPE3) va étudier l'impact du progrès technique sur le dynamique du capitalisme, au début du 20ème siècle.

 


0-2 : Les grands courants de la pensée sociologique

 

 

La sociologie est une discipline qui émerge alors que les sociétés modernes nées avec l'industrialisation s'installent durablement en Occident. La sociologie se présente donc comme une réflexion sur les impacts sociaux de ce nouveau mode d'organisation des sociétés humaines : Quelles sont les nouvelles composantes de ces sociétés ? Leurs caractéristiques fondamentales ? Quelle est la place des individus dans ce nouveau contexte ?…

 

Deux courants méthodologiques vont se construire en opposition dans le champ sociologique :

 

 

à Pour les sociologues HOLISTES, les faits sociaux s'expliquent à partir des structures sociales qui imposent aux individus un cadre qui déterminent leurs actions.

SOCIETE => action des INDIVIDUS

 

Ainsi, K. Marx (SPE6) estime que les individus se constituent en classe qui structure leurs positions dans le combat politique (Lutte des classes) : Leurs actions politiques sont influencées par leurs rôles économiques.

 

Pour E. DURKHEIM (SPE7), les formes du travail dans les différentes organisations humaines déterminent les formes de la solidarité entre les membres de ces organisations. Les individus sont donc plus ou moins en situation de cohésion selon l'intensité des formes du travail.

 

 

à Pour les sociologues INDIVIDUALISTES, les faits sociaux ne sont que la résultante des activités individuelles. Pour comprendre les sociétés, il faut donc partir des motivations individuelles.

Motivations des INDIVIDUS => SOCIETE

 

Ainsi, M. WEBER (SPE1) montre que les sociétés modernes se constituent à partir d'une transformation du cadre moral des individus : Les « hommes modernes » prétendent désormais organiser les sociétés en se référant à la raison (rationalisation) et non plus selon des convictions religieuses.

 

A. de TOCQUEVILLE (SPE5) montre, quant à lui, comment les sociétés démocratiques modernes sont animées par la revendication égalitaire des individus, qui veulent désormais être pleinement maîtres de leurs positions sociales.

 

 

0-3 : Plan du cours de Spécialité

 

 

Le cours de spécialité se présente comme un approfondissement par les auteurs des grandes problématiques du cours de SES du tronc commun.

 

Nous organiserons donc ce cours en parallèle à la progression du cours de tronc commun :

 

SPE1 : La rationalisation des activités sociales (M.WEBER)  è Chapitre 0 du tronc commun

SPE2 : Division du travail et extension du marché (A. SMITH) è Chapitre 3

SPE3 : Progrès technique et évolution économique (JA. SCHUMPETER) è Chapitre 4

SPE4 : Sous-emploi et demande (JM. KEYNES)   è Chapitre 3

SPE5 : Egalisation des conditions et démocratie (A. de TOCQUEVILLE) è Chapitre 5

SPE6 : Conflits du travail et changement social (K. MARX) è Chapitre 6

SPE7 : Lien social et intégration (E. DURKHEIM) è Chapitre 7

SPE8 : Echange international et croissance è Chapitre 8



Article ajouté le 2007-08-27 , consulté 8 fois

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