Devoir 1 bis (facultatif) : l'éducation, une donée economique, sociale et politique

Devoir 1 bis (facultatif)

A rendre pour Lundi 28 Septembre

 

A) Questions de cours (1 point)

1-     Définir « lien économique », « égalité des conditions ».

2-     Enoncez et expliquez le titre du 0-2.

3-     Quels rôles joue l'école dans une démocratie moderne ? (1 point)

 

B) Etudes de documents (6,5 points)

4-     Expliquez la thèse du document 1 (1 point).

5-     Faîtes l'étude du document 2 (4,5 points).

6-     Expliquez la thèse du document 3 (1 point).

 

C) Questions de synthèse (2,5 points)

7-     Donnez un exemple inédit qui illustre le document 2. Justifiez (1 point).

8-     Quel lien peut-on faire entre les 3 documents (0,5 points) ?

9-     Où placeriez-vous ces 3 documents dans le cours (1 points) ?

 

 

 

Document 1 : « Que demande-t-on aux petites filles ? »

Très tôt, les remarques sur les capacités enfantines sont différenciées selon le sexe des enfants en fonction d'attitudes et / ou de comportements attendus. Ainsi, au niveau de la motricité, un petit garçon « peu adroit » sur le plan moteur reçoit généralement davantage de remarques négatives qu'une petite fille pourtant au même niveau de développement moteur. Une petite fille jugée « agitée » reçoit davantage de remontrances qu'un petit garçon.

Les petites filles sont davantage sollicitées pour faire des activités « calmes » assises autour d'une table : « Aux filles on va plutôt proposer des trucs calmes, on va leur donner des poupées, de la dînette, on va leur mettre des activités manuelles. » Les petits garçons sont, quant à eux, plus sollicités pour participer aux activités motrices : « Aux garçons, on propose plus des jeux, des activités où ils vont se dépenser, des jeux où ils vont pouvoir courir, ils en ont plus besoin que les filles. »

 

N. Murcier, « Une socialisation différenciée », 2006

http://www.inegalites.fr/spip.php?article642&id_mot=27

 

 

Document 2 : « Les adolescents au cœur de la consommation de la famille »

Les ados ont aujourd'hui un pouvoir d'achat non négligeable. Selon l'enquête Consojunior effectuée par TNS Media Intelligence (mars 2004), l'argent de poche reçu chaque année par les 9 millions de jeunes âgés de 8 à 18 ans, en France, est estimé à 1,5 milliard d'euros. Pour beaucoup d'entre eux, une bonne marque est souvent synonyme de qualité. Et pour satisfaire notamment à ce désir de qualité, ils n'hésitent pas à économiser et investir dans une marque qui véhicule ce critère.

Le second facteur est qu'ils agissent au sein de leur famille comme prescripteurs. D'après une étude Ipsos-Sofinco auprès de parents européens (avril 2003), la plupart des parents estiment l'influence de leurs enfants sur les achats de vêtements à 84%, de loisirs à 80% et de produits alimentaires à 76%. La présence des adolescents dans une famille est également un facteur essentiel d'équipement en nouvelles technologies (matériel informatique ou audiovisuel avec le câble et le satellite). En effet, les adolescents et les jeunes dans leur ensemble influencent les choix de la famille et le choix des marques. Ce sont eux qui font et défont les modes dans les cours de récréation, ce sont eux qui jugent si une marque est " cool " ou ne l'est pas et signent ainsi de ce fait son arrêt de mort.

Et enfin, le dernier facteur est que ces adolescents représentent le marché de demain, l'enjeu pour les marques est donc de les séduire et surtout de les fidéliser. En effet, de nombreuses études ont montré que ces derniers, une fois devenus adultes, conservaient une grande partie des marques qu'ils consommaient étant jeunes. Et ainsi les marques espèrent habituer les ados à dépenser pour que plus tard ils deviennent également de bons consommateurs. L'enjeu est d'autant plus dur que les ados ont une conscience aiguë de la marque. En effet, même s'ils semblent attachés aux marques, ils sont de moins en moins proches de celles-ci et adoptent une attitude très changeante à leur égard.

 

M. Sombandhit, « LE MARKETING DES ADOS : QUELLES CLES DE SUCCES ? », 2007

http://visionarymarketing.com/articles/marketingdesados.html

 

 

 

Document 3 : « Le rôle de la famille dans la socialisation politique »

Dominés par une conception extrêmement volontariste de la socialisation politique, les travaux pionniers ont mis logiquement l'accent sur les agents socialisateurs et sur les milieux dans lesquels ils opèrent.

Parmi eux, les parents (agents) et la famille (milieu) ont été les plus étudiés. Leur rôle dans le processus a été jugé primordial et leur efficacité sans faille. On a ainsi affirmé que les enfants héritaient des préférences partisanes de leurs parents. Bref, les parents transmettent sans difficultés leurs opinions et attitudes politiques quand celles-ci, non seulement sont clairement déclarées, mais, surtout, vont dans le sens de l'évolution des mœurs de la société. Car pour une transmission réussie, il faut que le travail de socialisation des parents soit relayé par les autres agents et milieux (professeurs, camarades, médias...).

Toutes ces restrictions mises à l'automaticité de la reproduction de la culture politique familiale ont poussé les chercheurs à s'intéresser à deux autres milieux: l'école et la télévision.

 

« La socialisation politique: l'acteur et le contexte », ecoflash n° 100, septembre 95

http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/ses/koid9/eco100a.htm

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2009-09-22 , consulté 37 fois

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