"Front populaire" de Willy Ronis (1936)

Front populaire

Willy Ronis

14 juillet 1936

 

              

"J'étais joyeux d'assister à cette fête et d'en conserver des souvenirs. C'était une fête comme on n'en avait jamais connue jusque-là. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, les gens se promenaient avec leurs enfants, moi je courais à droite et à gauche. J'ai pris le cortège luimême, avec la rangée des élus du Front populaire qui s'avançaient en tête avec, derrière, la foule et, se dressant au milieu, la colonne de la Bastille. Puis j'ai fait des à-côtés, dont cette petite fille, qui avait attiré mon attention, puisqu'elle portait son petit bonnet phrygien, et qu'elle tendait le poing." Willy Ronis Citations extraites de l'émission “Le Front populaire, 1936. Willy Ronis”, série Les 100 photos du siècle, 6' (production Capa Presse TV).

 

Willy Ronis pose devant l'une de ses photos, en 2004, lors d'une exposition consacrée à son travail à Champigny-sur-Marne.

Willy Ronis, né le 14 août 1910 à Paris et mort le 12 septembre 2009 à Paris à l’âge de 99 ans, est un photographe français qui s’est consacré aux images prises sur le vif et en noir et blanc et est l’un des représentants les plus éminents de ce que l’on a appelé par la suite la photographie humaniste*.

 

* BnF - La photographie humaniste

 

            

             Les amoureux de la Bastille - 1957

 

Willy Ronis est le fils d’un émigré juif d’Odessa en Ukraine et d’une pianiste juive lituanienne, ayant fui au début du XXe siècle les pogroms. Mélomanes, ils se rencontrèrent dans une amicale d’exilés russes et s’installèrent dans le 9e arrondissement de Paris. Après un emploi de retoucheur en photographie dans un studio réputé, son père ouvre son propre studio sous le pseudonyme de Roness. Leur fils, Willy, naît à Paris au pied de la Butte Montmartre.

 

            

             Café de France - 1979

 

En 1929, Willy Ronis s’inscrit en faculté de droit tout en espérant devenir compositeur. Mais lors de son retour du service militaire en 1932, son père, très malade, lui demande de l’aider au studio. Il est peu intéressé par la photographie conventionnelle mais se passionne pour les expositions de photographies. Ses opinions politiques penchent à gauche ; il photographie les manifestations ouvrières de 1934. En 1936, son père meurt, le studio est vendu et la famille déménage dans le 11e arrondissement.

À partir de cette date, il se consacre au reportage. Avec la montée du Front populaire, les mêmes idéaux rapprochent Ronis de Robert Capa et de David « Chim » Seymour, photographes déjà célèbres. Il a également l’occasion de connaître Kertesz, Brassaï et Cartier-Bresson. Mais, par rapport à la vision de ses pairs, Willy Ronis développe une véritable originalité, marquée par l’attention portée à « l’harmonie chorale des mouvements de foule et à la joie des fêtes populaires ».

Extraits de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Willy_Ronis 

 

                      

                     Les enfants de Belleville - 1959

 

                    ronis_rose_zeher2

                    Grêve à Citroên - 1938

 

Voir : http://saintsulpice.unblog.fr/2008/05/18/hommage-a-willy-ronis/

 

                   

                    RER, Station Chatelet - 1979

 

Le dernier entretien de Willy Ronis au "Monde"

Si Ronis m'était conté

Voir aussi : http://monsieurphoto.free.fr/index.php?menu=1&Id=3&ss_menu=1

 

 



Article ajouté le 2009-09-13 , consulté 223 fois

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