Ch8 : Notions et problématiques (Sensibilisation)
Ch8 : Notions et problématiques (Sensibilisation)
Doc1
L’ORD
Extraits : http://fr.wikipedia.org/wiki/Organe_de_r%C3%A8glement_des_diff%C3%A9rends
L'Organe de règlement des différends est une composante de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Il est composé de tous les États membres, habituellement représentés par des ambassadeurs ou des fonctionnaires de rang équivalent (…). Les membres de l'OMC sont convenus de recourir au système multilatéral de règlement des différends au lieu de prendre des mesures unilatérales s'ils estiment que d'autres membres enfreignent les règles commerciales. Autrement dit, ils appliqueront les procédures convenues et respecteront les jugements rendus.
Un différend naît lorsqu'un pays adopte une mesure de politique commerciale ou d'autre nature qui est considérée par un ou plusieurs autres membres de l'OMC comme une violation des accords de l'OMC ou un manquement aux obligations. Un troisième groupe de pays peuvent déclarer avoir un intérêt dans l'affaire et bénéficier de certains droits.
=> Trouvez un exemple illustrant les différends sur lesquels statue l’ORD
Doc2
Les entreprises transnationales contribuent à la DIT
Extraits de :
Les firmes transnationales vont avoir une stratégie de localisation de la production en fonction des caractéristiques propres de chaque espace national de manière à maximiser leurs profits. La division du processus de production entre des pays différents exploite les différences de conditions de production entre les pays : dans certains pays, les matières premières sont peu chères, dans d'autres ce sont les impôts ou le coût du travail. Les firmes transnationales vont chercher à profiter de tous ces avantages à la fois pour maximiser leur rentabilité.
Le processus de production est divisé, réparti, entre les pays en fonction des avantages propres à chaque espace national de manière à ce que, au total, l'entreprise fabrique son produit de manière avantageuse, en gardant la maîtrise de l'ensemble du processus. C'est ce que l'on appelle la DIPP (décomposition internationale du processus productif). Cette DIPP peut s'apparenter à une segmentation très fine des étapes de production dans certains cas ce qui peut donner lieu à une exportation préalable de composants intermédiaires réimportés sous forme de produits finals. Cette segmentation repose principalement sur le cycle de vie du produit intermédiaire et son degré de technologie incorporé. Ainsi, les souris d'ordinateurs ne comportant pas d'innovation particulière sont fabriquées en Asie du Sud Est, ce qui n'est pas le cas du processeur, qui nécessite une compétence importante. Plus le produit est complexe et plus il comporte de composants et de sous-ensembles qui peuvent être fabriqués de façon autonome les uns des autres. Une voiture automobile, par exemple, comporte plus de 5000 pièces. Ces composants sont progressivement réunis en sous-ensembles qui sont associés lors de l'assemblage final. Ainsi, dans le secteur automobile, il est courant de décomposer sur plusieurs territoires la conception et le design, la réalisation du moteur, du châssis, la tôlerie et finalement l'assemblage final. On considère généralement que plus de 10 pays sont nécessaires pour produire une automobile (…).
Les FTN participent pleinement de cette D.I.T, puisqu'elles arbitrent entre les lieux possibles de leurs productions. Toutefois, les firmes transnationales opèrent de manière sélective en observant, outre les possibilités d'implantation du fait de la baisse des coûts de transport, de la diffusion des technologies de l'information et des avantages en termes de coûts salariaux et/ou de maîtrise technologique, une position géographique favorable (par rapport aux grands courants d'échange), des infrastructures de communication de qualité et un potentiel de marché important. Les FTN tentent donc par leur choix de localisation de s'accaparer les bénéfices des avantages comparatifs ou stratégiques internationaux. Ce faisant, elles accélèrent les échanges mondiaux.
=> Faîtes l’étude du texte
Doc3
Les firmes transnationales : menace pour les États ?
Extraits de :
Si maintenant on insiste plutôt sur le coté flexible de ces firmes, elles peuvent être considérées comme des menaces pour les États. En effet, les firmes transnationales créent leur propre espace économique, indépendamment des États, et leur flexibilité leur permet d'exploiter les disparités de législations sociales ou environnementales, de mettre ces derniers en concurrence. La souveraineté des États est alors soumise aux stratégies globales des plus grandes multinationales. Concrètement, l'aménagement d'un port dépend désormais moins des plans décidés par le gouvernement que ceux des chargeurs, armateurs ou opérateurs des firmes transnationales.
Ces sociétés peuvent alors exploiter massivement les ressources naturelles d'un pays, ou relocaliser leurs activités les plus polluantes vers les États les moins regardants. En cas de fraudes, il est difficile les réprimer cars leurs activités illicites sont souvent installées entre deux ordres juridiques peu capable de les sanctionner. Le droit international sur le commerce n'ayant pas quant à lui la possibilité (ou même la volonté) de les atteindre, et les ordres juridiques internes étant limités par des frontières internationales perméables aux enquêtes et aux poursuites.
En plus d'influencer les États par un lobbying dont aucun autre acteur n'a les moyens, elles peuvent alors avoir recours à de la corruption. Cela peut aller de la corruption d'agents publics en vue de l'obtention d'un marché, à de la capture d'État. Dans cette dernière, la corruption a lieu le plus en amont possible de la décision, au niveau de la législation.
Plus généralement, on peut observer que l'organisation et l'importance de ces sociétés créént une « interdépendance globale », ce qui entraîne forcément une perte d'autonomie des États.
=> Relevez les arguments justifiant le titre
Doc4
Ecologie et compétitivité
Le Protocole de Kyoto est un [accord] […] par lequel les pays développés et en transition se sont engagés sur un objectif global de réduction des émissions de six gaz à effet de serre - le dioxyde de carbone (CO2) représente les trois quarts des émissions de GES1 dans le monde. […]
Devant l’action à entreprendre face au risque climatique, nombre de dirigeants de grandes entreprises sont inquiets d’une perte de compétitivité, en particulier vis-à-vis des pays en développement ou, plus généralement, de concurrents subissant moins de contraintes sur les rejets de gaz à effet de serre.
Pourtant le renforcement de l’efficacité énergétique² ne peut qu’améliorer la productivité générale de l’économie et contribuer au développement. […] Certains dirigeants d’installations industrielles s’engagent avec « appétit » dans la mise en oeuvre des objectifs de Kyoto. Ils disent y trouver un levier majeur de compétitivité. […] L’accentuation de l’effort en recherche et développement sur ces questions d’efficacité énergétique […] constituera demain un atout majeur de compétitivité.
Les enjeux de l’après Kyoto, Rapport du Conseil économique et social, La Documentation Française, mai 2006
=> L’existence de normes sociales et environnementales est-elle un obstacle à la compétitivité des entreprises ?
Doc5
Le développement des « produits mondiaux »
Il est possible de distinguer trois types de produits mondiaux.
Les premiers correspondent aux produits standardisés et anonymes qui ont perdu tout réfèrent culturel : c'est la pizza par exemple, dont on oublie presque les origines italiennes.
La deuxième catégorie englobe les produits standardisés mais caractérisés par un imaginaire très fort. Le cas typique est celui du Coca-Cola, porteur d'un idéal américain, particulièrement valorisé par les pays du Sud. Ces produits se vendent car ils ont un fort pouvoir sécurisant.
Enfin, la troisième famille de produits mondiaux rassemble des produits non standardisés mais clairement identifiés à une culture précise. Ainsi, les cuisines libanaise ou française séduisent tous les palais tout en conservant un certain cachet. C'est par désir de découvrir le reste du monde que l'on goûte à ce type de produit.
Certains produits de terroir, dits de résistance comme le Roquefort, peuvent ainsi faire l'objet de ce type de consommation. Il s'agit d'une consommation ethnique, très impliquante, car on veut découvrir la culture dont est issu ce produit. C'est alors un enrichissement, une diversité, et non une réduction.
Source : Robert Rochefort, « Les cultures locales survivent à la standardisation de la consommation »,
in Le petit économiste illustré, Bréal, 2002
=> La mondialisation favorise-t-elle la diversité culturelle ?
