Ch3 : Notions et problématiques (Sensibilisation)

Ch3 : Notions et problématiques (Sensibilisation)

 

Doc1

« Les temps modernes » de C.Chaplin

 

      

 

=> repérez les différentes scènes de cet extrait

=> pour chacune de ces scènes, relevez ce que le réalisateur veut faire passer comme idée

=> retrouvez la hiérarchie dans l'usine

 

 

Doc2

La « régulation fordiste » des 30 glorieuses

 

Extraits de :

http://saucrates.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/12/21/quelques-theories-economiques.html



L'histoire du capitalisme (c'est-à-dire la succession des modes de régulation et des régimes d'accumulation) est ainsi expliquée de la manière suivante par la théorie de la régulation :

1) Avant le XVIIIe siècle, un mode de régulation à l'ancienne

 

2) La Révolution Industrielle et le XIXe siècle : une accumulation extensive, fondée sur une mobilisation massive de capitaux et de main d'œuvre, en régulation concurrentielle, où tout ajustement se fait sur la base du marché et de la concurrence. (…).

 

3) La période de l'entre-deux-guerres : accumulation intensive sans consommation de masse (absence de régulation clairement définie).

 

4) Les Trente glorieuses : accumulation intensive avec consommation de masse, en régulation fordiste ou monopoliste (ce système repose notamment sur la transposition en hausses de salaire des gains de productivité très importants de la période). Cette nouvelle phase (le fordisme) a été caractérisé par "l'auto-entretien de la croissance » et par "la robustesse du régime de croissance face aux chocs conjoncturels". Dans le fordisme, l'accumulation intensive (la production de masse) arrive finalement à établir des formes institutionnelles qui garantissent une consommation de masse. Les hausses de productivité dues aux nouvelles technologies permettent la hausse des profits mais aussi celle des salaires. Celle-ci permet à son tour d'offrir des débouchés pour les biens de consommation avec une croissance qui s'auto-alimente.


5) Après deux décennies de croissance, ce mode de régulation entre dans une crise, dont les causes résident pour Aglietta à la fois dans l'épuisement des possibilités techniques de ce mode d'organisation du travail et dans la montée de la lutte des classes et de la contestation du fordisme dans les entreprises. On entre ainsi, dans le dernier quart du XXe siècle et au début du XXIe siècle, dans une nouvelle phase dénommée par Robert Boyer "Accumulation extensive avec consommation de masse", avec un mode de régulation (le post-fordisme) qui reste à définir. L'existence d'un mode de régulation fondé sur la prédominance de la finance a aussi longtemps semblé discutable.

 

=> Qu'est-ce que la « régulation fordiste » ?

=> Présentez-en un schéma d'implication

=> Pourquoi ce mode de régulation entre-t-il en crise après les années 70 ?

 

 

Doc3

L'usine Volvo d'Udevella : un usine sans chaîne

 

Pour casser la monotonie de la chaîne, Volvo a commencé par instituer deux nouveautés à Kalmar : ce sont des chariots filoguidés qui apportent la voiture à des équipes autonomes dont chacun des membres est capable d'exercer plusieurs tâches. Lors de la construction d'Udevella* [...] Volvo a poussé l'antitaylorisme encore plus loin : les 760 ouvriers sont répartis en équipes de 8 à 10 personnes qui réalisent chacune la totalité des tâches d'assemblage, au point que chacun a l'impression de fabriquer entièrement une voiture. L'équipe, totalement polyvalente, et aussi responsable de l'approvisionnement des pièces, doit remplir les objectifs de production fixés quotidiennement.

Pourtant, au bout de dix-huit mois de fonctionnement de ce système, les dirigeants de Volvo sont catégoriques : il n'est pas question d'installer ce système ailleurs qu'en Suède. En résumé : cela revient trop cher et la productivité est insuffisante.

 

                                                                      Françoise Chirot, "Le Monde", 1991.

 

*Udevella : usine du groupe Volvo où la chaîne de production a été supprimée au profit d'une organisation du travail en groupes qui réalisent le montage final d'une voiture entière. (Volvo séries 900).

 

=> Pourquoi peut-on parler d' « antitaylorisme » ?

 

 

Doc4

La flexibilité du travail est-elle rentable ?

 

Les emplois dits « atypiques » (contrats à durée déterminée, intérim, contrats subventionnés, stages, etc.) occupent plus de 20 % des salariés. Par le recours à ces dispositifs, les entreprises (mais aussi les administrations) cherchent avant tout à acquérir plus de souplesse. Si ces systèmes ont des avantages évidents et immédiats, ils ont aussi un coût. Au bout du compte, le bilan leur est-il si favorable ? Christophe Everaere, chercheur en gestion à l'IAE de Lyon, s'est livré à ce délicat exercice de comparaison.

Le succès des emplois atypiques s'explique par divers atouts. Ils permettent d'ajuster la main-d'oeuvre au plus près des fluctuations de l'activité. De nombreuses formes d'emplois précaires sont par ailleurs agrémentées de primes allouées par l'Etat. En outre, qu'il s'agisse de relations salariales (CDD) ou de contrats commerciaux (intérim, sous-traitance), elles permettent de contourner certaines obligations du droit du travail. Les emplois temporaires sont aussi un moyen de mettre à l'épreuve les candidats plus longuement que ne le permet la « période d'essai » normalement prévue dans un contrat à durée indéterminée.

Mais la flexibilité du travail présente aussi des inconvénients, qu'il convient de ne pas négliger. Ainsi la baisse de productivité qu'ont connue divers secteurs des services entre 1994 et 1995 est-elle imputable, selon l'économiste Patrick Artus, à un recours excessif à l'intérim. En effet, l'intérimaire est un homme comme les autres : il a besoin d'un peu de temps pour prendre ses repères dans l'entreprise. Selon C. Everaere, l'emploi précaire a également des effets négatifs sur l'implication au travail, sur la continuité des tâches et sur la passation des consignes. Il ajoute que la coexistence au sein de l'entreprise de populations aux statuts inégaux pose un problème de cohésion qui nuit à l'efficacité collective. Plus fondamentalement, il pense qu'une organisation du travail fondée sur le développement de compétences et l'autonomie des salariés (la flexibilité qualitative) est incompatible avec une politique d'emploi précaire (flexibilité quantitative).

L'auteur reconnaît que, en termes comptables, les avantages l'emportent sur les inconvénients. Mais il souligne que le recours aux emplois précaires présente des risques qui, pour être moins tangibles, n'en sont pas moins lourds de conséquences à moyen terme.

 

Source : Sciences Humaines

http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_dossier_web=28&id_article=11094

 

 

=> Dans 2 colonnes distinctes, relevez les avantages et inconvénients de la flexibilité du travail en les classant selon leur(s) dimension(s) économique et/ou sociale, micro ou macroéconomiques.

=>  Trouvez d'autres avantages et inconvénients non donnés dans le texte.

 

 



Article ajouté le 2009-08-10 , consulté 41 fois

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