Ch2 : Notions et problématiques (sensibilisation)
Ch2 : Notions et problématiques (sensibilisation)
Doc1
La délocalisation
C'est tout d'abord un terme qui est apparut avec la crise de 1974-1975 pour désigner les phénomènes de mobilité du capital à la recherche du plus fort taux de profit. Au sens général du terme, pour une entreprise, c'est le transfert des activités économiques du territoire national vers le territoire d'un pays étranger afin de réduire au maximum les coûts de production.
La délocalisation a d'abord touché les firmes multinationales qui dans un objectif de grosse production, délocalisées pour réduire les coûts et s'approcher de certains marchés étrangers prometteurs.
Source : http://membres.lycos.fr/paullapie/
Doc2
POURQUOI LES ENTREPRISENT DELOCALISENT-ELLES ?
Source :
http://delocalisations-tpe.e-monsite.com/rubrique,c-ce-qui-pousse-les-entrepris,220225.html
Souvent présenté comme le critère crucial de la délocalisation, la recherche d'avantages comparatifs est un objectif déterminant pour expliquer l'implantation de certaines entreprises dans certains pays étrangers. C'est pourquoi, la première et principale raison invoquée par les entreprises pour justifier leur décision de délocalisation est la recherche d'un meilleur coût de production et notamment la recherche du faible coût salarial.
Au sein de l'Union Européenne, la différence des coûts de main-d'œuvre incite certains pays à procéder à des délocalisations intra-européennes. Ainsi, lorsqu'une entreprise française souhaite trouver une main-d'œuvre de meilleur marché en Europe, elle a la possibilité de se diriger vers le Royaume-Uni, l'Espagne, la Grèce ou le Portugal.
En délocalisant, les entreprises peuvent tirer parti d'un avantage technique (procédé de fabrication, produit nouveau) et s'implanter chez le concurrent pour "l'attaquer" sur son propre terrain. Elles peuvent aussi bénéficier d'un environnement économique favorable au développement des activités, grâce notamment à l'existence d'infrastructures et d'équipement de pointe; à la densité des réseaux de communication; à un marché du travail dynamique; à une main-d'œuvre qualifiée; à la proximité de laboratoires de recherche; aux universités; aux grandes écoles et enfin grâce à des systèmes institutionnels performants. Les entreprisent se diversifient également géographiquement afin de limiter les risques politiques. Enfin, celles-ci délocalisent pour rechercher des économies d'échelle et une taille critique selon le secteur et la zone géographique dans laquelle la firme multinationale est présente. Néanmoins, les délocalisations connaissent des limites et des inconvénients. Nous verrons donc quelles sont les causes et les conséquences de la délocalisation.
Dernière mise à jour de cette rubrique le 07/03/2009
Doc3
Taux d'investissement et d'utilisation des capacités de production
| en % | ||
| (1) : industrie hors énergie et IAA. | ||
| r : données révisées. | ||
| Champ : France. | ||
|
Source : Insee, comptes nationaux - base 2000. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF08111 | ||
| Taux d'utilisation des capacités de production (1) | Taux d'investissement des sociétés non financières | |
| 2000 | 87,1 | 19,7 |
| 2001 | 86,2 | 19,8 |
| 2002 | 83,9 | 18,7 |
| 2003 | 83,2 | 18,2 |
| 2004 | 82,9 | 18,6 |
| 2005 | 82,7 | 19,1 |
| 2006 (r) | 84,4 | 19,7 |
| 2007 (r) | 85,4 | 20,8 |
| 2008 | 84,5 | 21,3 |
Qu'en conclure ?
Doc4
La publicité, moteur de la croissance
Article publié dans Entreprises & secteurs - Point de vue le 6 février 2008
Plus la part des investissements publicitaires dans le PIB d'un pays est élevée, plus le taux de croissance moyen de ce pays est élevé, souligne Maximilien Nayaradou, économiste à l'Institut de finance de Dauphine.
La publicité est-elle source de croissance économique ? Cette question s'inscrit dans les mutations profondes que connaît l'économie et qui sont liées à l'investissement immatériel (R&D, logiciels, brevets, formation...). La publicité est l'investissement immatériel des entreprises quantitativement le plus important, largement avant la R&D. Mais, alors que les économistes ont largement exploré l'impact de certains investissements immatériels sur la croissance, la publicité n'avait jamais été étudiée sous cet angle.
Première constatation empirique : plus la part d'investissements publicitaires dans le PIB est élevée, plus le taux de croissance moyen est élevé. (...) L'idée est ainsi de considérer l'investissement publicitaire comme un facteur d'amélioration de l'utilisation des moyens de production préexistants (...).
Seconde constatation empirique importante : la corrélation entre taux d'investissements publicitaires médias et efficacité productive est très significative et surtout très fiable. Il n'existe pas de contre-exemple. Aucun pays faisant peu d'investissements publicitaires médias n'atteint une efficacité productive élevée, et tous les pays ayant un fort montant d'investissement publicitaire média atteignent des niveaux élevés d'efficacité productive (...).
Troisième constat : en matière de consommation, plus la pression publicitaire média est forte, plus la propension à consommer est forte. En France, durant les années 1990, ce sont les secteurs où la pression publicitaire (par rapport à leur poids dans la consommation) est la plus forte qui, dans leur grande majorité, ont connu la croissance de la consommation (ou de la valeur ajoutée) en volume la plus élevée. La publicité est donc un facteur d'activation de la consommation.
Enfin, quatrième et dernier constat : la publicité dans l'industrie accélère la diffusion de l'innovation. Les secteurs où l'effort d'investissement est supérieur à la moyenne à la fois en publicité et en innovation-R&D sont aussi ceux où la croissance de la valeur ajoutée est la plus élevée. Ce résultat est clair, il permet de montrer que la publicité n'a pas de pouvoir magique. C'est la combinaison avec les autres investissements immatériels qui la rend efficace en termes de croissance économique.
La publicité peut donc avoir un rôle dans la croissance économique à travers au moins trois mécanismes différents : la mobilisation des capacités de production, la dynamisation de la consommation et la diffusion de l'innovation. Reste qu'il faut toujours ramener l'investissement publicitaire aux autres investissements immatériels, car le lien n'est pas seulement causal, il est aussi et surtout interactif.
Maximilien Nayaradou*
* Maximilien Nayaradou, économiste à l'Institut de finance de Dauphine. Auteur de la thèse de doctorat "L'Impact de la régulation de la publicité sur la croissance économique", Université Paris-Dauphine. Sous la direction de Jean-Hervé Lorenzi.
Première constatation empirique : plus la part d'investissements publicitaires dans le PIB est élevée, plus le taux de croissance moyen est élevé. (...) L'idée est ainsi de considérer l'investissement publicitaire comme un facteur d'amélioration de l'utilisation des moyens de production préexistants (...).
Seconde constatation empirique importante : la corrélation entre taux d'investissements publicitaires médias et efficacité productive est très significative et surtout très fiable. Il n'existe pas de contre-exemple. Aucun pays faisant peu d'investissements publicitaires médias n'atteint une efficacité productive élevée, et tous les pays ayant un fort montant d'investissement publicitaire média atteignent des niveaux élevés d'efficacité productive (...).
Troisième constat : en matière de consommation, plus la pression publicitaire média est forte, plus la propension à consommer est forte. En France, durant les années 1990, ce sont les secteurs où la pression publicitaire (par rapport à leur poids dans la consommation) est la plus forte qui, dans leur grande majorité, ont connu la croissance de la consommation (ou de la valeur ajoutée) en volume la plus élevée. La publicité est donc un facteur d'activation de la consommation.
Enfin, quatrième et dernier constat : la publicité dans l'industrie accélère la diffusion de l'innovation. Les secteurs où l'effort d'investissement est supérieur à la moyenne à la fois en publicité et en innovation-R&D sont aussi ceux où la croissance de la valeur ajoutée est la plus élevée. Ce résultat est clair, il permet de montrer que la publicité n'a pas de pouvoir magique. C'est la combinaison avec les autres investissements immatériels qui la rend efficace en termes de croissance économique.
La publicité peut donc avoir un rôle dans la croissance économique à travers au moins trois mécanismes différents : la mobilisation des capacités de production, la dynamisation de la consommation et la diffusion de l'innovation. Reste qu'il faut toujours ramener l'investissement publicitaire aux autres investissements immatériels, car le lien n'est pas seulement causal, il est aussi et surtout interactif.
Maximilien Nayaradou*
* Maximilien Nayaradou, économiste à l'Institut de finance de Dauphine. Auteur de la thèse de doctorat "L'Impact de la régulation de la publicité sur la croissance économique", Université Paris-Dauphine. Sous la direction de Jean-Hervé Lorenzi.
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