"La Liberté guidant le peuple" d'Eugène Delacroix (1830)
La Liberté guidant le peuple
Eugène Delacroix
1830
Huile sur toile
260 × 325 cm
Musée du Louvre

Extraits de http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Libert%C3%A9_guidant_le_peuple
Eugène Delacroix écrit à son frère le
L'artiste lui-même appartient à une longue lignée de grands révolutionnaires qu'a produit le « pays des révolutions ». Delacroix n'acceptait pas les normes de l'Académie. En peinture, il ne s'intéressait guère aux styles grecs et romains avec l'insistance sur le dessin et l'imitation des statues antiques. Delacroix privilégiait la couleur au dessin, l'imagination au savoir, la spontanéité du geste sur la maîtrise. Il voyagea beaucoup au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les esquisses qu'il ramena lui fournirent un grand répertoire de thèmes (chasse au lion, scènes de guerre...).

Il s'agit d'une œuvre pleine de vitalité, d'action et d'audace. C'est l'union du peuple des faubourgs et de la bourgeoisie révolutionnaire, représentés par les personnages respectivement à la gauche et à la droite de la Liberté (de sa place).
Cette œuvre est assez imposante puisqu'elle mesure 3,25 m sur 2,60 m.

Le jeune garçon qui brandit un pistolet dans les airs a inspiré à Victor Hugo son personnage Gavroche dans Les Misérables qui a été écrit trente ans plus tard, le personnage au chapeau y est également représenté comme un fils d'aristocrate, révolutionnaire et ami de Gavroche et de Jean Valjean. C'est l'un des rares emprunts de la littérature à la peinture, dont la relation d'influences est généralement dans l'autre sens.
Sur le personnage au chapeau, à gauche de la Liberté, les critiques pensaient que Delacroix avait fait un autoportrait, mais de nos jours encore la question reste en suspens.
Les romantiques jouent beaucoup sur l'atmosphère. Dans ce cas, on se sent appelé, on sent qu'on fait partie du peuple.
Pour mieux saisir ce qui distingue le romantisme du courant précédent, si ce tableau avait été classique, la Liberté regarderait droit devant, elle serait plus centrée dans l'œuvre, elle serait juchée sur un socle, et non sur une pile de cadavres, et le drapeau qu'elle porte ne serait pas tronqué.
En France, ce tableau servit à illustrer les billets de banque de cent francs de 1978 à 1995, et la série de timbres d'usage courant « Liberté » de 1982 à 1990.
Compléments :
- Voir l'analyse de l'œuvre sur le site du Louvre : Site du Louvre : analyse de l'œuvre
- Sur les "3 glorieuses" et la "Revolution de Juillet" (1830) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_Glorieuses

