"La figuration narrative" au Grand Palais (paris)

La figuration narrative est un style pictural et un mouvement artistique apparu au début des années 1960 en France, en opposition à l'abstraction et au nouveau réalisme.

La figuration narrative est rattachée généralement à la nouvelle figuration ou au pop art, mais avec moins d'idéologie et plus de traitement de l'anecdote. Parmi ses inspirations (cadrages, montages) on compte la bande dessinée, la photographie, la publicité, le cinéma, en fait, l'ensemble des images du quotidien. Les thèmes des œuvres sont rattachés généralement aux scènes du quotidien et à des revendications sociales ou politiques.

Si le terme apparaît antérieurement, la figuration narrative obtient notamment sa notoriété à travers l'exposition Mythologies quotidiennes de 1964, au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

 

Voir l'excellente analyse de l'ENS:

 http://www.pompidou-center.org/education/ressources/ENS-figuration-narrative/ENS-figuration-narrative.html

 

La critique [evene]

La note evene : 3/5La note evene : 3/5   par Tania Brimson

http://www.evene.fr/culture/agenda/la-figuration-narrative-22279.php

"Love it or hate it." Ceux qui connaissent le slogan mythique de la ‘Marmite’ d’outre-Manche connaîtront sans doute aussi la sensation crispante que produit cette abominable pâte à base de levure lorsque l’on se la met sous la dent. La figuration narrative, c’est pareil : ça surprend, ça décape et ça rebute les uns pour le bonheur des autres.

Somme toute, cette expression figurative née de l’éclectisme idéologico-culturel des années 1960 n’a pas sa langue dans sa poche, et ça dérange. Parce qu’elle flirte avec le "Low Art" et cultive le mauvais goût avec ses couleurs criardes et ses recyclages vulgaires d’iconographie populaire. Parce qu’elle met franchement une société de consommation en crise sur le banc des accusés, sans pour autant en énoncer le jugement. Parce qu’elle prétend "raconter" mais ne produit finalement que des semblants d’anecdotes, dénués de déroulement narratif. Trop longtemps restée à l’ombre du pop art malgré leurs différences, elle fait une nouvelle apparition aujourd’hui pour mieux froisser les esthètes, au rythme d’idéaux obsolètes dont la mélodie grinçante perce avec stridence les refrains postutopiques.

A prendre ou à laisser, la figuration narrative a le mérite d’assumer ses contradictions et de ne faire aucune place à l’indifférence. L’erreur aurait été de chercher une unité inexistante dans un mouvement qui n’en fut jamais vraiment un, mais plutôt un amalgame contradictoire d’expressions et d’idéologies plus ou moins semblables, réunies sous le signe d’un renouvellement de la figuration plastique.

Le Grand Palais évite l’écueil de l’étiquetage intempestif en proposant un parcours thématique dont la diversité souligne l’éclectisme inhérent à ce courant sans manifeste, sans frontières bien définies. Issu des dessous du rideau de fer, ce coup de peinture criarde (ou de pâte à tartiner acerbe) salvateur menace de souiller les murs au pied desquels se trouvent nombre de nos puristes.

http://www.rmn.fr/Figuration-narrative

voir aussi : http://www.figuration-narrative2007.com/

 

Quelques figures marquantes :

Gérard Fromanger :

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Fromanger

Eduardo Arroyo :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Arroyo

nouvrea1.jpg (18152 octets)

 

Jacques Monory :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Monory



Article ajouté le 2008-05-19 , consulté 7 fois

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