"The Truman Show" de Peter Weir

The Truman Show

 

Extraits de : http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Truman_Show

 

The Truman Show

Titre original The Truman Show

Réalisation Peter Weir

Acteur(s) Jim Carrey, Laura Linney, Natascha McElhone ...

Scénario Andrew Niccol

Genre Comédie, science-fiction, drame

Durée 103 minutes

Sortie 5 juin 1998 (France : 28 octobre 1998)

 

Langue originale Anglais

Pays d'origine Etats-Unis

 

                    

 

Synopsis 

Truman Burbank mène une vie tranquille, dans la ville paradisiaque de Seahaven, remplie de gens sympathiques et de jardins bien entretenus. Et pourtant Truman a envie de voir le monde, de découvrir de nouvelles choses, et surtout de retrouver une fille dont le regard l'a envoûté dans sa jeunesse. Mais tout semble contraindre Truman à rester là où il est, y compris l'agence de voyage qui affiche des photos d'avions accidentés.

 

Car Truman est en fait, bien malgré lui et depuis sa naissance, la star d'une émission de télé réalité internationale, le célèbrissime Truman Show et Seahaven n'est qu'un gigantesque studio de télévision...

 

                      

 

The Truman Show est un film qui s'est fait connaître par la critique des émissions de télé réalité contemporaines qu'il réalisait. Cependant, la vision d'un homme en prise à un système tout puissant, vivant dans l'ignorance et dans la banalité, n'est pas chose nouvelle et de nombreux rapprochements peuvent être faits. Néanmoins, le film n'est pas une simple redite et pose des questions inédites.

 

 

 Les sources d'inspirations du film 

 

Truman vit dans un monde où tout est organisé par une seule personne (le réalisateur), un monde orwellien proche de 1984 et de son Big Brother. Mais il s'agit aussi d'un homme (a priori) tranquille qui doute petit à petit de la réalité. Ce qui le rapproche du roman de Philip K. Dick Le Temps désarticulé dont il reprend l'idée de départ. Pour finir, la recherche de la réalité de Truman nous évoque Matrix par le biais de l'allégorie de la caverne, et par certains éléments à la série le Prisonnier. Il est intéressant de constater que « Truman » est un homonyme de « true man », qui signifie en anglais « l'homme vrai » ou « l'homme véritable ». Au début du film, certains « figurants » laissent entendre qu'il s'agirait d'une expérience pour voir comment réagirait vraiment un homme lors de situations dignes d'une série télévisée, comme la fausse disparition de son père.

 

 

 Analyse du film

 

Ce film dénonce la vie de Truman sur le ton de la comédie, plus que sur celui de la science-fiction. Il est enfermé dans un monde où une seule personne contrôle tout (le réalisateur). Celui-ci est placé tout en haut du studio, dans la lune. On peut donc y voir une allégorie de Dieu tout puissant.

 

D'un autre côté, le maître de Truman semble aussi être le spectateur et la publicité. En effet, le spectateur décide par le choix de sa chaîne de l'avenir de l'émission et donc de celui de Truman. Mais la publicité a aussi un rôle très important dans sa vie. Ses proches s'adressent régulièrement à lui en utilisant des slogans publicitaires.

 

L'omniprésence des caméras et la présence d'acteurs rendent une atmosphère étouffante, proche de Big Brother. Le réalisateur a tous les pouvoirs sur la vie de Truman. Quand Truman décide de quitter sa ville par bateau, il se rend compte qu'il est "enfermé", et que le ciel de l'horizon est en fait une paroi peinte. Il trouve une porte pour sortir du studio immense. Le réalisateur lui parle alors, comme le ferait "Dieu", par une voix qui descend du ciel et lui révèle la réalité, puis lui propose de rester pour éviter de subir les difficultés du monde extérieur. Cependant, Truman refuse. Cette partie du film est un éloge à la liberté de pensée et de décision. Ce côté rappelle le livre « Le Meilleur des mondes » d'Aldous Huxley, avec le même combat entre d'un côté une vie contrôlée, surveillée, mais sans ennui, et de l'autre la liberté et ses problèmes inhérents.

 

Pour terminer, le film semble aussi traiter de l'impossible contrôle total des individus. Sa fuite n'est pas due à une volonté éclairée de découvrir le monde dont il a peur mais au désir fou d'une femme à peine rencontrée. Par cette histoire, ce film est proche du roman 1984 car c'est aussi l'amour qui provoque la rébellion.

 

http://fr.youtube.com/watch?v=O0rHH6LQdpI

 

http://fr.youtube.com/watch?v=suM0UzkWfrg

 

 

Voir aussi :

Article Wikipédia "Peter Weir" : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Weir

Article Wikipédia "Andrew Niccol", le scénariste qui a aussi signé les chefs d'oeuvre :"Bienvenue à Gattaca" (voir Blog), "Lord of War", "S1m0ne" : http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrew_Niccol



Article ajouté le 2008-01-08 , consulté 10 fois

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