La crise de 1929

Voir "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck ("Entre les lignes")

 

Grande Dépression

 

Extraits de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression

 

La Grande Dépression est la période de l'histoire américaine qui suivit le Jeudi noir du 24 octobre 1929, jour où survint le krach boursier (les marchés boursiers new-yorkais s'effondrèrent de manière durable le lundi 28 octobre 1929 -le lundi noir-). Les événements de cette journée déclenchèrent une crise économique mondiale qui mena à la déflation et à un accroissement significatif du chômage.

 

 

Histoire 

 

 Le jeudi noir et ses conséquences directes 

 

Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_de_1929

 

                              

                             La foule se presse devant la Bourse

                             de New York après le krach

 

 

Après le Jeudi noir, aux États-Unis, le président Herbert Hoover, tenta sans grand succès de remédier à la crise. L'un des problèmes principaux était qu'avec la déflation, une même somme d'argent permettait d'acquérir de plus en plus de biens au fur et à mesure de la chute des prix. Ses adversaires démocrates le surnommaient le « Do nothing ». Un autre problème fut qu'il n'y avait eu aucune surveillance des marchés boursiers, et qu'au moment de l'effondrement des cours, beaucoup d'actions et plans d'investissements se sont avérés insolvables, voire frauduleux. Malheureusement, de nombreuses banques avaient misé leurs capitaux dans ces affaires douteuses, ce qui entraîna l'effondrement du système bancaire, en 1932. Avec la déconfiture du système bancaire, et la population s'accrochant au peu de monnaie qu'elle possédait encore, il ne resta pas assez de liquidités sur le marché pour qu'une quelconque activité économique puisse inverser la tendance.

En 1933, la production industrielle américaine avait baissé de moitié depuis 1929. Entre 1930 et 1932, 773 établissements bancaires firent faillite.

 

Comme les banques américaines ont alors des intérêts dans de nombreuses banques européennes et qu'elles rapatrient d'urgence leurs avoirs aux États-Unis, par un phénomène de cascade, la crise se propage dans toute l'Europe, plus tardivement semble t-il en France (fin 1930 ?). En Allemagne, le taux de chômage atteint des sommets (plus de 25 % de la population active en 1932), alimentant la désillusion et la colère de la population, et c'est en promettant de régler le problème de la crise qu'Adolf Hitler parvint au pouvoir (30 janvier 1933). En Amérique du Sud, en Asie et en Afrique, se produit la « crise des produits de dessert » liée à la forte baisse du pouvoir d'achat en Europe et en Amérique du Nord. Au Brésil, pour limiter la mévente et faire grimper les cours, le café est brûlé dans les locomotives. La France et le Royaume-Uni tentent de se replier sur leurs colonies, mettant au point la « préférence impériale », interdite lors de la Conférence de Berlin (1885) mais largement pratiquée après 1914. Le monde entier est touché excepté l'Union soviétique de Staline, protégée par son système économique autarcique.

 

 

Aux États-Unis, le taux de chômage augmente fortement au début des années 1930 : il atteint 9 % en 1930[2]. Le pays compte quelque 13 millions de chômeurs en 1932[2]. En 1933, lorsque Roosevelt devient président, 24,9 % de la population active est au chômage et deux millions d’Américains sont sans-abri.

 

Les manifestations de la faim se multiplient. En mars 1930, 35 000 personnes défilent dans les rues de New York[4]. En juin 1932, les Anciens Combattants réclament le paiement des pensions à Washington DC : ils sont violemment délogés par les soldats. Une grande grève dans le secteur du textile éclate en 1934[5]. Dans les campagnes, la situation économique se dégrade, notamment à cause de la sécheresse et du Dust Bowl (1933-1935). En 1933, la diminution de 60 % des prix agricoles affecte durement les agriculteurs. La ruine des fermiers des Grandes Plaines poussent des milliers de personnes à s'installer dans les États de l'Ouest. Face à la misère qui grandit, l'influence communiste progresse dans les milieux populaires.

 

                              

 

 

 Le New Deal (1933) 

 

En novembre 1932, les États-Unis élirent Franklin Delano Roosevelt pour remplacer Hoover à la tête de l'État. Avec un taux de chômage approchant les 25% de la population active, Roosevelt qui prend ses fonctions en mars 1933 lança plusieurs programmes nationaux afin d'accroître le volume de liquidités et réduire le chômage (c'est ce que l'on nomma le New Deal). La cour suprême s'opposa dans un premier temps à cet interventionnisme économique très fort, contraire à sa jurisprudence précédente, avant de s'y rallier en 1937, par l'arrêt West Coast Hotel Co. v. Parrish. Le New Deal est souvent crédité d'avoir permis de surmonter la crise. Ce point de vue est contesté, notamment par les économistes classiques, surtout à partir des années 1960. Il permit en tout cas de limiter les conséquences sociales dramatiques de la crise, décrites par des œuvres comme « Les Raisins de la colère », ou « Des souris et des hommes ». Il fournit aussi aux États-Unis des infrastructures - routes, aménagements hydroélectriques - encore utilisées à l'heure actuelle. Il redonne espoir aux Américains et Roosevelt sera réélu en 1936, 1940 et 1944, dans le contexte de la guerre il est vrai pour 1944. Par la première forte intervention d'un État dans l'économie, certains pensent même qu'il a sauvé le capitalisme lui-même.

                              

                               Franklin Delano Roosevelt en 1933

 

Voir aussi : Grande Dépression en France

http://www.linternaute.com/histoire/motcle/4757/a/1/1/crise_de_1929.shtml

http://www.memo.fr/article.asp?ID=CON_EDG_003

 



Article ajouté le 2007-12-31 , consulté 5 fois

Liens

Voir les articles de la catégorie " Courants d'ères "

Afficher une version imprimable de cet article
Retour aux articles