"Citizen Kane" de Orson Welles

Le plus grand film de l'histoire du cinéma !

 

 

Citizen Kane

Orson Welles

1941

 

 

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Extraits de http://fr.wikipedia.org/wiki/Citizen_Kane

 

Titre original : 'Citizen Kane'

Réalisateur(s) : Orson Welles

Scénario : Herman J. Mankiewicz

Orson Welles

John Houseman

Musique : Bernard Herrmann

Richard Wagner

Charlie Barnet

Photo : Gregg Toland

Montage : Robert Wise

Mark Robson

Décors : Darell Silvera

Producteur(s) : Orson Welles, pour la RKO Pictures.

Budget : 723.800 U.S. $

coût réel : 823.240 $

Format : Noir et blanc - 1,37:1

Mono - 35mm

Durée : 119 minutes

Sortie :  1er mai 1941 (New York)

 3 juillet 1946

Langue originale : anglais

Pays d'origine : États-Unis

 

 

 

Synopsis

 

Début des années 1940, Charles Foster Kane meurt dans son manoir de Xanadu, en prononçant dans un dernier souffle « Rosebud » (« bouton de rose », en français). Ce dernier mot énigmatique attire la curiosité de la presse. Le journaliste Thompson est chargé de l'enquête. Plusieurs rencontres vont alors avoir lieu avec différentes personnes ayant côtoyé Kane. Elles sont accompagnées à chaque fois de flashbacks qui lèvent toujours un peu plus le voile sur sa vie.

 

Héritier de la fortune laissée par sa mère, Kane devient un grand magnat de la presse. Il épouse la nièce du président, et espère faire une carrière politique, carrière qui s'interrompt lorsque l'on apprend qu'il trompe sa femme avec une pseudo-cantatrice. La première demande le divorce, et Kane épouse alors la seconde, qui demandera finalement, elle aussi, à se séparer de lui. Kane finit par mourir seul dans son immense manoir inachevé.

 

Chaque personne ayant côtoyé Kane a une perception bien particulière du personnage, souvent très différente de celle des autres - les récits, mêmes entrecroisés, ne font qu'éclairer certains aspects ponctuels de Charles Foster Kane. Son mystère reste (presque) entier... (…)

 

 

Citizen Kane est d'abord la biographie d'un homme au destin exceptionnel : il naît riche et puissant et doit surmonter ce « handicap » d'exister d'abord par ce qu'on lui a laissé. Aussi cet homme veut construire, comme pour justifier son identité par delà le personnage qu'on a fait de lui : le magnat de la presse, le milliardaire tout puissant. Kane veut donc créer un journal, pour modeler l'Amérique à son opinion. Cette ombre portée sur les choses qu'il convoite touche ses amis, ses femmes auxquels il veut imposer sa pâte à l'image de ce domaine impossible d'exubérance.

 

Mais Citizen Kane raconte aussi l'Amérique qui se vend aux affairistes qui n'ont pour seul projet que leur volonté de puissance. C'est donc la tension oligarchique de la démocratie américaine qu'incarne Kane, inspiré d'un personnage ambitieux à l'aune de son double cinématographique.

 

Ici, les 2 trajectoires se mêlent : la société individualiste américaine semble poreuse aux délires de la puissance des individus qui ont les moyens de l'exprimer. Kane manque de peu l'élection qui lui aurait ouvert la voie de la présidence. Son échec n'est pas un sursaut démocratique, mais le chemin croisé d'une autre puissance, plus sombre et inquiétante.

 

Le thème de « l'homme monstre », du tyran et de son « hubris », est récurrent dans son cinéma. L'acteur Welles crève l'écran mais sa présence se met au service de l'épaisseur misérable de la mégalomanie humaine. Cette veine shakespearienne du monstre, héritée de la tragédie grecque, se prolongera dans ces chefs d'œuvre que sont « la soif du mal », « Mac Beth » ou encore « Dossier Arkadin ».

 

A voir absolument !

 

 

Article wikipédia Orson Welles : http://fr.wikipedia.org/wiki/Orson_Welles

http://fr.youtube.com/watch?v=uCgGAfz7qT4

http://fr.youtube.com/watch?v=dXycP1_uu_4

 



Article ajouté le 2007-11-24 , consulté 16 fois

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