c-panik-a-bord"Les Voyages de Gulliver" de Jonathan SwiftLes Voyages de Gulliver Auteur Jonathan Swift Genre Roman Pays d'origine Angleterre Lieu de parution Londres Éditeur Benjamin Motte Date de parution 1726
L'erreur serait de considérer ce roman drolatique comme un simple écrit pour la jeunesse : Swift y a mis toute son expérience d'humaniste, de polémiste et de publiciste. Les « voyages de Gulliver » ne mènent pas si loin malgré les apparences : il n'est pas nécessaire d'aller aux confins du monde pour trouver des hommes petits et suffisants, des géants grotesques, des pédantocrates acariâtres ou des gens de cours souples dans la courbette … Ce livre est le testament d'un homme qui a côtoyé la gloire et la misère, la vie des « grands » et celle des « petits ». Il ressort de cette expérience un ton ironique quant aux mœurs de l'homme quand il se croît suffisant, mais qui se fait amer voire mordant quant à la nature humaine à la fin du livre : la confrontation de l'homme au calme olympien des chevaux n'est pas à la gloire de l'homme en qui la bête (le « yahoo ») sommeille. Le désir de puissance de l'homme le conduit comme une malédiction à la brutalité, l'égoïsme et la guerre.
Les ignobles yahoos, mâtés par les pacifiques Houyhnhnms Un livre qui par son complexe nous plonge dans la société anglaise de la monarchie du XVIIIème siècle. Pourtant cet esprit de courtisans, ces querelles des doctes et l'aspiration utopique ( ?) à une société nettoyée de ses scories bellicistes et de la misère sociale. (Voire à ce sujet la « modeste proposition », un pamphlet d'humour noire : http://rocbo.chez-alice.fr/litter/swift/modestepropos.htm)
Ce livre oscille de manière drôle et terriblement contemporaine entre la satire sociale, le conte philosophique (Voltaire s'en inspirera dans « Micromégas » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Microm%C3%A9gas ) et la nouvelle d'anticipation. Extraits de l'article wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Voyages_de_Gulliver) : Les Voyages de Gulliver, en anglais Gulliver's Travels, traduit en français sous le nom Voyages du capitaine Lemuel Gulliver au XVIIIe siècle) est un roman satirique écrit par Jonathan Swift en 1721. Une version censurée et modifiée par son éditeur paraît pour la première fois en 1726 ; ce n'est qu'en 1735 qu'il paraîtra en version complète. Il fut traduit pour la première fois en français sous le nom Voyages du capitaine Lemuel Gulliver au XVIIIe siècle, par l'abbé Desfontaines. Celui-ci écrivit d'ailleurs une suite en deux volumes, intitulée Le Nouveau Gulliver ou Voyage de Jean Gulliver, fils du capitaine Gulliver.... (…) Les quatre Voyages de Gulliver En 1721, il commence Les Voyages de Gulliver. Cette œuvre, écrite à la première personne et divisée en quatre parties, marque un sommet de la satire sociale et politique au travers d'éléments mêlant, sur le mode du pamphlet ou de la description narrative, de la philosophie, de la logique, du fantastique et de la science-fiction. Voyage à Lilliput, où l'on voit Lemuel Gulliver, chirurgien de marine, naviguer vers Bristol. Après un naufrage, il se retrouve sur l'île de Lilliput, dont les habitants sont des nains de six pouces de haut (env. 15 cm) qui passent leur temps à faire la guerre pour des motifs futiles (le côté par lequel doivent être commencés les œufs à la coque), tout comme la France et l'Angleterre ; Swift tend à y démontrer l'inutilité et le ridicule des guerres. Voyage au Brobdingnag, dont les habitants sont cette fois des géants, est une critique violente de l'Angleterre et de l'humanité en général. Voyage à Laputa, qui jouxte, en miroir, l'ile volante de Lagado. En abusant de la philosophie spéculative, les hommes y perdent tout sens commun. C'est une critique de la philosophie et de la spéculation. Le passage critique également les « brillants » scientifiques qui veulent faire « profiter » (contre son gré s'il le faut) le peuple de leurs brillantes innovations, sans voir que, bien souvent, leurs inventions conduisent les peuples à la ruine. Voyage au pays de Houyhnhnms, pays peuplé de chevaux beaux et intelligents arrivés au sommet de la raison et de la sagesse (les Houyhnhnms), mais aussi d'animaux répugnants par leur aspect et leur comportement (nommés Yahoos), qui se révèlent, au grand désespoir de Gulliver, être des humains. Swift se pose ici la question : quelle est la différence entre un être humain et une bête ? Est-elle réelle ou simplement apparente ? Doit-on avoir honte d'être un homme ? Ces récits, très riches, mêlent, en les relativisant, critique et raison, folie et pamphlet, fantastique et science-fiction. En ce sens, Swift amorce l'ère des Lumières et précède Oscar Wilde, Lewis Carroll, mais aussi Edgar Allan Poe. Remarque : L'ile volante de Laputa a été reprise par Hayao Miyazaki dans le film d'animation « Le Château dans le ciel ».
Le terme « Yahoo » inventé par Swift pour désigner la bassesse humaine a été repris par un célèbre moteur de recherche sur internet ! Article wikipédia « Swift » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Swift Article ajouté le 2007-11-14 , consulté 5 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Entre les lignes "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |