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Accueil du forum >> Le temps qu'il fait !

Vous sentez-vous l'âme d'un écrivain?
Angel of storm


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30 messages

posté le 30-10-2007 à 21:44:50

Voilà, je propose à ceux qui le souhaitent de poser quelques uns de leurs écrits. Qu'ils soient courts ou grands, cela n'importe pas, ce qui compte c'est ce que vous avez fait.
Bien sûr, si vous postez des textes, il faut que vous soyez d'accord pour que chacun puisse critiquer. Cela ne veut pas dire forcément des critiques négatives.

Je prie ceux qui critiquent de donner des arguments construits. Ne pas dire, par exemple: "Woa, c'est nul, y a pas d'dessein!"

Merci et bonne chance





Dernière modification le 30-10-2007 à 21:47:08

Je regarde la mer qui s étend devant moi... Une pensée me traverse, n a t-on jamais rien vu de si beau? Et je me tiens coi.
La houle rapportant l écume vers moi, en dansant, me renvoie les éclats d un Soleil couchant.
Angel of storm


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30 messages

posté le 30-10-2007 à 21:48:26

Bon, je commence pour donner le ton:

Un

« Mes pensées sont tournées vers elle. Je la vois s’étendre devant moi, belle et sauvage. S’adonnant à une danse langoureuse, elle me charme de sa voix fraîche et puissante. Je sens son haleine me caresser la joue, m’appelant à m’abandonner à elle. Ses baisers humides me donnent des sensations incomparables et elle semble savoir comment me combler. Il y a entre nous un contact indéchiffrable. Nous nous comprenons, du fond de mon cœur je le sais. Elle m’accueille en son sein avec une telle volonté, une telle passion. Ou est-ce moi qui ait cette passion qui me rend aveugle. Je sais que jamais elle ne me trahirait, malgré son coté sauvage. Nous nous unissons, nous ne faisons qu’un, comment pourrait-il en être autrement ? Je la regarde avec adoration, ne sachant que dire devant sa beauté. Apparemment je n'ais pas besoin de parler. J’aime à penser qu’elle sait ce que j’éprouve. Qu’elle sait mon trouble devant elle. Sa voie est, pour moi, chaque jour différente, comme si je la redécouvrais. Et elle me redécouvre, comme deux personnes qui font le premier pas l’un vers l’autre. Elle avançe vers moi et recule par jeux.
Je me souviens de la première fois que je l’ai vue, j’ai eu peur, elle était si grande et moi si petit… J’étais enfant mais ma passion grandissait petit à petit. Avec ma petite voie je lui disais qu’un jour, nous serions inséparables, liés. Que se soit vrai aujourd’hui, ou ne fusse qu’un rêve d’enfant, il s’était alors passé quelque chose qui nous pousserait l’un vers l’autre. J’ai l’intime intuition que jamais ce lien ne périra. L’amour est quelque chose de puissant, d’inébranlable, qui traverse les âges.
Je sais que beaucoup d’hommes sont tombés amoureux d’elle. Mais je ne m’en offusque pas. Comment ne pourrait-on pas l’aimer ? Beaucoup ont pleuré, mais moi je ne pleurerai pas, je l’aime à en mourir, jamais elle ne me repousserait. Peut-être qu’à la fin de ma vie, me laissera t-elle encore approcher… J’en ai l’espérance. Serais-je trop vieux alors pour lui montrer, dans une dernière étreinte, la flamme qui m’anime ? Je ne laisserais pas cette question me torturer toute ma vie. Je périrais avec elle, maintenant. »

Il s’élança vers la mer, se déshabillant sans pudeur devant celle qu’il avait aimé toute sa vie. Elle l’avait vue de nombreuses fois ainsi, pourquoi aurait-il eut peur ? Il s’élança et petit à petit, disparut de l’horizon…



Dernière modification le 31-10-2007 à 14:09:15

Je regarde la mer qui s étend devant moi... Une pensée me traverse, n a t-on jamais rien vu de si beau? Et je me tiens coi.
La houle rapportant l écume vers moi, en dansant, me renvoie les éclats d un Soleil couchant.
tibrinderbe


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57 messages

posté le 31-10-2007 à 11:39:28


citation :

"L’amour est quelque chose de puissant, d’inébranlable, qui traverse les âges."


c'est intéressant la maniere que tu écris et décris les choses ! juste une phrase qui pour moi est contestable c'est celle ci dessus car puissant je suis d'accord mais inébranlable ........ perso , par mon age je me considere comme adolescente encore ( plus pour longtemps !! mdr) mais dans mes opinions et points de vue et réflexions de l'amour je pense avoir un point de vue adulte concernant certains jugements sur ce sujet. Apres un momen pluto dur de ma vie je me suis mise a écrire aussi et cela m'ai aider a sortir d'un état que moi mem ne pensait pas sortir et mettre ses pensées ses sentiments ses envies ses peurs sur papier cela est porteur d'aide .
je ne vous mettrai pas ce ke jai écrit ( c'est trop perso) mais j'aime bocou ta facon d'écrire!

je te tire mon chapo

bonne continuation à tous.....!

tibrinderbe


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57 messages

posté le 31-10-2007 à 11:44:50

certaines personnes comprennent ce que tu écris d'autres non . pour ma part j'ai arréter d'écrire car personne ne me comprenait sauf une personne que j'ai perdu et qui est trop loin maintenant pour juger mon travail et le comprendre mais toi continues et ne t'arretes pas a des microcritiques ou obstacles qui se présentent à toi

bonne continuation à tous.....!

Angel of storm


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30 messages

posté le 31-10-2007 à 14:13:02

Merci, c'est sympa.

Effectivement, il me parait juste de ne pas s'attarder sur des microcritiques. Je les accepte volontier car elles m'aident à avancer, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas vexé... Juste que j'étais un peu fatigué hier soir!

Je regarde la mer qui s étend devant moi... Une pensée me traverse, n a t-on jamais rien vu de si beau? Et je me tiens coi.
La houle rapportant l écume vers moi, en dansant, me renvoie les éclats d un Soleil couchant.
guizmot-88


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posté le 31-10-2007 à 19:09:08

L'écriture est-elle inspiré par un instant ou par un thème ?
L'attente du plaisir est en soi une jouissance ? moitié ou presque pas satisfaite, elle n'en devient que plus affamée, plus receptive.

Quant à l'écrivain, il n'est qu'un des lecteurs potentiels de ce qu'il écrit, pas forcément le meilleur, ni le plus admiratif. Pourquoi, dès lors, persévère-t-il dans ce travail ? Pourquoi, échec après échec, ou réussite après réussite, ce qui revient souvent au même, pourquoi continue-t-il à se déposséder de ce qui ne lui appartient pas ? Pourquoi gère-t-il le bien d'autrui, celui de personne ? Pourquoi oeuvre-t-il sur une jouissance, qui n'est plus : son passé, son passif, qui n'a jamais été : désirs tronqués, ratages, manques, qui ne sera jamais pour lui : le plaisir du lecteur ? Réponse immédiate, évidente : l'accoutumance ; son insatisfaction devient un besoin, ses tentatives des esquisses de désir ; sa peur, son effroi d'être humain font le reste : il est difficile de se déprendre d'une activité dont on a passé des anneés à maîtriser le déroulement, à en comprendre le processus. De la viscosité, à l'origine, ensuite surtout. Impossible de se désengluer, l'oint colle de partout, ça poisse, on gesticule, on voudrait bien s'en défaire, on n'en sue qu'un peu plus. La seule issue est de refuser rôle, fonction, miroir : Il y a bien une écriture mais pas d'écrivain, un travail mais pas de règle, un oeuvrement mais pas d'oeuvre... posture illusoire, certes, mais qui s'accompagne d'un refus d'intronisation. [...]

On se pose toutes ces questions : comment écrire ? tout ça... qu'est-ce qui fait que c'est du texte littéraire, et pas du texte journalistique, juridique, que sais-je encore, ou même simplement du texte littéral ? un coin de zinc, deux-trois répartis... chez le boucher, sur un canapé, chez soi, des bribes de conversations... la différence, la distinction ? Alors, y faut le dire, maintenant, avant que ne surgissent les Diafoirus avec leur trousse débordante de fioles (styles, narrativité, poétique, etc.), qu'on se le dise bien une bonne fois pour toute : il n'y a rien qui spécifie la texture littéraire. Le texte littéraire est éminemment un texte littéral ; c'est ce qu'on voulait affirmer pour poursuivre un questionnement sur celui qui écrit.

Qui a besoin d'écrire un texte littéral ? qui ? à quoi bon ? en a besoin celui qui, pour une raison ou pour une autre, retrouve ainsi les interstices d'une parole compromise, pour ne pas dire d'un corps compromis. C'est parce que l'univers social quotidien met en abîme mon corps d'être singulier, c'est parce que ma parole n'a pas accès à son espace de jouissance, autrement dit, c'est parce que je n'arrive plus à me parler au milieu des autres (vivre en terrain étranger, habiter une langue inconnue, la sienne, la maternelle, plus que toute autre), que je m'écris au milieu de moi-même.

Toute cette interrogation est carrée, forcenée, pouvait-il en être autrement ? car la voilà, la jouissance ! celle qui ne se laissait pas cerner au début du cheminement : Celui qui écrit jouit d'un accès retrouvé à l'illusion d'une littéralité ; peu importe le rythme de chaque écrivant, peu importe son débit, ses procédés, ses justifications. En m'asseyant pour écrire, je me fraie des ouvertures, orifices sensoriels, je circule dans mon corps, le fais parler, l'anime là où les autres l'éteignent. Littéralité du corps, c'est-à-dire simplement liberté de mouvement, hors cela rien, du bavardage, des idées, rien de substantiel. Ecrire, c'est donc revendiquer littéralement ; c'est littéralement : revendiquer... et en jouir !


N'hésitez pas a donner vos avis sur mon humble réflexion de lycéen.

gpb


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23 messages

posté le 19-11-2007 à 20:38:49

=> VOici un mixte des mes pOèmes...

[ Quand j'étais petite ... ]

*Quand j'étais petite je regardais le mOnde
avec des yeux d'enfant*
*J'avais des £tOiles pl£ins les y£ux,
un r£gard innOc£nt sur c£ mOnd£ si méchant*
*Maint£nant avec mes y£ux d'adOl£sc£nte
je regarde le mOnde autr£ment*
*La réalité reprit le d£ssus
et mOn mOnde enfantin disparu*
*DésOrmais il ne me r£ste plus que mes sOuv£nirs
et m£s jOlis rêv£s pOur r£penser à c£s années pasSés*

[ Un petit t£xte à l'eau de rOse, eh Oui , je suis bien une fille ]

Petite, je voulais être une princesse
Mais je ne le suis pas
Petite, je voulais être un ange
Mais je ne le suis pas
Petite, je voulais rester un bébé
Mais je ne le suis pas
Petite je voulais être un coeur
Mais je ne le suis pas
Maintenant je ne suis plus petite mais j'ai enfin ce que je veux car pour toi je suis ta princesse,ton ange,ton bebe et aussi ton coeur !!!

[ Petit pOème que j'ai écrit l'aide d'une phOto d'une petite fille déguisé en ange qui ouvre une pOrte...un peu triste je l'avOue... ]

cOmme c'est beau l'inn0cence de m0n enfance
je marche vers cette p0rte
avec m0n déguisement d'ange
la vie a l'air plus belle
ça me fait p0usser des ailes
je tire cette p0rte vers m0i
petite fille curieuse
je veux sav0ir ce qu'il y a de l'autre c0té
de l'autre c0té rien ne ressemble à ce que je c0nnais
t0ut m'as l'air si triste,si n0ir
que je n'0se pas franchir cette p0rte
eh 0ui je suis m0rte
mais je suis au paradis
car l'enfer ce n'est pas p0ur une petite fille c0mme m0i
je n'ai pa vécu longtemps
mais j'ai quand même eu le temps de vivre et de m0urrir
avec ce beau vêtement d'ange
et maintenant je suis un vrai ange
celui de mes parents
qui pense à m0i tout le jours
et quand ils v0ient v0ler leur ange
leurs larmes se transforme en s0urrire
car ils peuvent me rev0ir
m0i leur fille ad0ré

[ Ecrire ]
Ecrire pour mieux rêver
Que le monde soit plus beau
Et non mauvais
Pourtant c'est dur de réaliser
Que tout ce qui est écrit sur ce bout de papier
Ce n'est pas la réalité
Je préfère voir la vie en couleur
Que tout sois bonheur
Ne rien regretter
Dans ce monde mortel
Après j'aurai l'éternité pour méditer
Et penser que tout n'est pas magnifique
Mais je n'aurai même pas aider, à changer
Ce monde si cruel
Alors j'ai décider de m'évader grâce a l'écriture
Et puis aider pour que la réalité sois aussi belle que ce que j'écris !!

Je m'arrête ici, j'ai pas envie d'être pOète mais bOn j'<3 écrire et vOila...

Robin


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28 messages

posté le 31-01-2008 à 17:31:00

[lien]

soit vous ouvrez directement, soit vous enregistrez d'abord sur votre disque dur =) [clic droit, enregistrer la cible du lien sous...]
(ce que je conseille, ca evite de faire planter votre navigateur internet, vive le PDF.)

Dernière modification le 31-01-2008 à 17:31:29

Yà 3 façons de faire les choses. La bonne, la mauvaise, et la mienne. C'est comme la mauvaise, mais en plus rapide !
Batman


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918 messages

posté le 07-02-2008 à 21:17:41

Aurais-je commis une erreur ?
J'avais pas vu un post de Magic ...


Sinon, faut le reposter !
Désolé !


Franchement, vous ne me méritez pas !
Magic 182


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377 messages

posté le 15-02-2008 à 20:49:16

oh bah je men rapelle plus moi! ca fait si longtemps que je l'ai envoyé!

Fini le lycée! place aux vrais etudes! non je plaisante!!^^
" hayao miyazaki ou le poète du siècle.."
Batman


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918 messages

posté le 28-02-2008 à 02:08:08

Bon, pour ceux que cela interesse, voilà mon blog perso (discrétion, hein ...)

[lien]

Franchement, vous ne me méritez pas !
Magic 182


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377 messages

posté le 28-02-2008 à 14:28:00

Merci batman!

Fini le lycée! place aux vrais etudes! non je plaisante!!^^
" hayao miyazaki ou le poète du siècle.."
Magic 182


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377 messages

posté le 28-02-2008 à 14:30:37

Mais qu'estce que c'est que cette video??? Vous n'iamez pas faire la cuisine c'est ca? En tout on peut etre sur que c'est votre blog rien qu'aux commentaires d'accueil et a la mise en page!

Fini le lycée! place aux vrais etudes! non je plaisante!!^^
" hayao miyazaki ou le poète du siècle.."
Angel of storm


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posté le 01-06-2008 à 11:13:25

Regard

Ce regard, de mille gouttes de pluies qui cingle mon coeur voilé, me tient en joue depuis plusieurs mois, déjà. La foudre pouvait s'abattre sur moi, cela aurait été une délivrance face à ses yeux angéliques. Fusion de glace et de feu, ces deux billes de cristal embrasent tout mon être. Je me sens fondre et, chaque fois, une flamme en moi se ravive. La passion serait-elle à l'origine de ce mal qui me ronge? La beauté de mille rivières coulant au gré d'un dessein qui me dépasse dévoile une puissance irréelle qui balaie toutes mes certitudes. Si j'en ai eu, la force m'a quitté et je ne suis plus qu'une marionnette condamnées à contempler ces deux puits sans fond. La profondeur de ses yeux me donne le vertige et semble m'aspirer pour ne plus jamais me laisser en ressortir. Quel déchirement à chaque fois que ce regard n'est plus à portée... Ces deux iris cerclés de lumière pure promettent tout sans retenue et en son centre, une nuit emplie d'étoiles laisse présager un monde de douceur mêlé de force. Je me pris à me laisser flotter dans cet espace léger, secret pour qui ne le ressent pas. L'extase de deux personnes qui se comprennent sans mot, seulement par des sentiments codés que l'on a gravé en son coeur et qui ne convient qu'à un seul être. Une clef unique qui ouvre à un paradis de bonheur et de confiance reposant simplement sur une idylle mais reposant aussi sûrement que mille promesses.
Ce regard ne m'était pas destiné et pourtant, je m'y suis perdu...

Je regarde la mer qui s étend devant moi... Une pensée me traverse, n a t-on jamais rien vu de si beau? Et je me tiens coi.
La houle rapportant l écume vers moi, en dansant, me renvoie les éclats d un Soleil couchant.
Angel of storm


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posté le 01-06-2008 à 11:16:17

Simple Plan - Untitled C'est sur cette musique que j'ai écrit ça, c'est pas énorme mais c'est intréressant de bosser à partir d'une musique.

Tu tend la main vers moi et j'essaye de t'atteindre mais un mur nous sépare. Quel est cet abîme qui se creuse entre nous? Que s'est-il passé pour que nous ayons ainsi changé? Je ne sens plus ta douce paume contre ma joue brûlante, ton parfum qui me faisait craquer. Je ne ressens plus cette fièvre qui nous prenait alors que nous étions enlacés. De ton baiser humide contre mes lèvres je n'ai plus que le souvenir, de tes cheveux soyeux entre nos corps dénudés je n'ai plus que les images pour me satisfaire. Je te vois juste, devant moi une larme coulant sur ta joue et ce regard perdu qui signe le deuil de notre amour qui ne mourra jamais tout à fait. Et pourtant, c'est moi qui ai provoqué cette larme. Je me revois maintenant avec ton double pour qui je n'avais aucune affection, et maintenant je sais, j'étais épris de ton image et voilà que l'ange se transformait en diable alors que tu me revenais. Tu m'as pardonné, mais tu ne reviendras pas...

Je regarde la mer qui s étend devant moi... Une pensée me traverse, n a t-on jamais rien vu de si beau? Et je me tiens coi.
La houle rapportant l écume vers moi, en dansant, me renvoie les éclats d un Soleil couchant.
Batman


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918 messages

posté le 09-06-2008 à 20:49:06

C'est pas mal, l'Ange.
On sent une volonté de s'investir dans le langage, ce qui est la méthode du poète.

Pour la musique, j'écris en général très tard la nuit après avoir écouté du Jazz (Ballades de John Coltrane), du rock planant (Radiohead), ou de la musique de chambre ultra épurée (sonates piano, quatuor à cordes).
Actuellemnt, c'est Beethoven (sonates piano-violoncelle), Giant steps de Coltrane et Kid A de radiohead.

Franchement, vous ne me méritez pas !
Angel of storm


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posté le 23-06-2008 à 18:12:46

Merci, c'est gentil. Je sais qu'il reste du chemin, j'vais donc m'appliquer.

Je vais écouter ces musiques, j'aurais peut-être l'inspiration...

Je regarde la mer qui s étend devant moi... Une pensée me traverse, n a t-on jamais rien vu de si beau? Et je me tiens coi.
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Magic 182


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377 messages

posté le 25-06-2008 à 00:21:26

Un poème bien maitrisé (je parle de celui crée a partir de la musique de simple plan). Il est vrai que l'inspiration vient le plus souvent en appréciant de la musique, en tout cas pour ma part c'est également la nuit qu'il me prend l'envie d'écrire. En tout cas bravo pour ton poeme AOS, j'aime beaucoup ton style.
PS: Pour l'inspiration je vous conseille vivement le groupe MUSE.

Dernière modification le 25-06-2008 à 00:22:53

Fini le lycée! place aux vrais etudes! non je plaisante!!^^
" hayao miyazaki ou le poète du siècle.."
Eleah


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19 messages

posté le 05-09-2008 à 21:18:00

Pour ma défense, j'aime pas ce que j'écris xD




Lach.

Dresser l'oreille. On l'a appelé. Depuis quelques temps, il avait sentit l'étincelle, et la flamme se rallumer, sommeiller avant de prendre tout son pouvoir. Ce ne serait peut-être pas encore pour ce soir. Il allait bientôt savoir. Il lui faisait confiance, elle ne l'appelait jamais pour rien. Même si elle s'était évaporée un certain temps, plus de raison de rester, plus rien à brûler, lui, Ûr savait. Arnediad ne se passerait jamais de lui pour toujours.

La Douleur. Elle avait brutalement matérialiser sa présence, justifiée l'existence d'Arne. Elle croyait que seul le vent serait en elle à présent. Et tous ces indices ne lui avaient servit à rien. Elle n'avait pas vu. Ce lent attachement par la terre à Îa, cet entremêlement, qui l'avait, sans qu'elle puisse vraiment donné son avis, condamnée à un point d'attache. Le pire de tous. Arne ne lachera pas Îa. Elle ne voulait pas. Elle devait donc supporter ces remous électriques, cette envie de vomir, et la certitude que ce n'était rien par rapport à ce qu'elle vivait. Et Elle ne lacherais pas non plus. Comment lui en vouloir?

Arnediad savait pourtant qu'elle ne lui aurait jamais suffit pour toujours. Dram ne pouvait pas toujours fuir et la laisser en vie. Elle aurait sécher, comme une plante. Il avait fallu la donner à Cae. Dram s'en voulait un peu, mais il savait n'avoir eu aucune autre solution. Ce mélange de sentiments, celui-ci même qui faisait un humain, il le ressentait. La cause d'Arnediad. Elle était née un jour. Personne ne savait pourquoi, elle, maintenant, et pourquoi tout court. Les liens qui les unissaient tous quatre s'était brutalement resserrés, ils n'avaient pus l'ignorer. Et en trouver la cause fut aisée. Dram ne se souvenait plus très bien. Il n'était pas fait pour ça. Juste de ce jour. Les choses avaient changées en restant tout à la fois elles-mêmes. Et qu'elle ne les laisse pas indifférents suffisait. On en choisissait rien. Et maintenant qu'il avait fait ce qu'il fallait.

Couchée, voilà ce qu'Arne pensait. Dehors, les nuages se massaient. Se promenaient-ils sous cet arc, avec ce sentiment paisible que l'éternité est pour eux, alors qu'elle restait ici, à savoir l'illusion, sentir encore le mur qu'elle avait pris lorsqu'elle l'avait appris. Et savoir ce qu'elle sentirait quand elle le prendrait à son tour. Un tel temps, le 31... Le 31! S'il fallait, ce soir était après tout le croisement. Elle n'avait fait ça qu'une seule fois. Et même si la date n'avait pas été ce qu'elle espèrait, les effets avaient dépassés tout espoir. Alors. Que souhaiter? Que le mur soit là plus tôt que prévu. Il serait moins haut. Une joie se fonda dans ses entrailles. Il serait ainsi, détruire par sa puissance, la douleur puisqu'elle était là, la sauverais.

MÎdh ouvrit les yeux. La secousse était incontestable. Elle bougeait. C'était elle qui les avait tous aider à la trouver plus vite. Mîdh était elle. Arnediad l'avait plus que tous les autres intégrée. Et depuis, Mîdh était sa composante, s'accommodant des autres, les subissant, toujours plus près d'Arnediad que ce que chacun pouvait supposer, plus même que ce qu'Arnediad pouvait imaginer. Aussi, elle savait tout. Elle était la matière qui permettait tout celà. Pourquoi? Tout celà venait de si loin lui semblait-il. S'en souvenir était inutile. C'était ainsi. Mîdh se rassembla, tout pouvait passer ce soir, elle ne regardait qu'Arnediad.

Il ne restait plus qu'a se détendre. Ils l'avaient toujours aimée. Elle le savait. Elle ne leur en demandait jamais trop. Et depuis plusieurs mois, elle ne demandait plus tant de choses concrète. Elle avait cesser de rêver, Îa occupait toute la place. Mais celà allait changer pour une fois. Arne tâta. Mîdh était bien là, Dram grondait et gnflait déjà sa puissance, près à tout lâcher quand celà serait neccessaire, et elle savait qu'Ûr serait toujours là si elle le voulait. Ils seraient tous ses aides. Ûr serait heureux. Il lui avait manquer ces derniers temps. Mais elle ne voudrait jamais l'appeler sans raison. Elle ne savait pas pourquoi tous l'aimaient. Le savoir n'aurait rien changer, alors cette question ne la tourmentait jamais. Merci.

Arne avait toujours été Elle. Qu'elle puisse arriver si tard après eux les avaient surpris, puis non. Et puis, Cae avait toujours été plus ou moins calme. La mère qui abritait les ébats des autres. Même Mîdh, qui aurait pus être leur grande soeur. Bien qu'il n'exista aucun lien réel de cet ordre, ils marchaient ainsi. Ensemble, et individuellement, leurs routes étaient indisociables. Même pour Arne, même quand elle avait souhaiter partir. Mais plus ce soir. Elle était de retour.Avec eux. Leur amie et ses amis. Grâce à elle, ils seraient une fois de plus un seul et unique. C'était comme faire l'amour leur disait-elle.

"Ce soir, viens à moi, un seul et unique, ce soir, et toujours, sceller son destin, les clés, sont vôtres, je me donne, ce soir, ce qui nous fit, ensemble. Ce soir, précipitez leur destin, ce soir, forcez le dans sa nature, Ce soir, qu'il nous tue, Ce soir, Anéantissons."
Les mots. Le bruit. Les sentir. Tout savoir. Je les Aime.
Se retourner, et sourire au monde. Ils sont et seront là, je peux m'éparpiller,
Merci.

Batman


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918 messages

posté le 07-09-2008 à 14:19:58

Mordius : y'a des trucs très bien la dedans ...


C'est étrange et réussie, cette ambiance entre héroïc fantaisy et mythologie ...
Persévérez !
(Ca promet des disserts mirifiks)

Franchement, vous ne me méritez pas !
Màëlstørm


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6 messages

posté le 12-09-2008 à 12:41:31

Les Fils D'eorl

Quand je m'ennuie je fait ça ; )

Les rares voyageurs sillonnant les verts pâturages à l'Ouest de la trouée du Rohan purent entendre un bruit de sabots puissants et réguliers, menés en un galop rapide comme le vent. Quoi de plus normal, en vérité, aux abords du Pays des Chevaux?

Pourtant, les deux cavaliers qui allaient pénétré dans le Royaume qui appartint jadis à Eorl le Jeune n'étaient point de ses descendants... Ce n'étaient point des Rohirrims, seulement des gens de passage dans ce beau pays: un Gondorien et un Dunàdan, voilà ce qu'ils étaient au juste.

Le premier se nommait Galathor Periöndor, et il avait dans l'idée de se rendre à Edoras pour rencontrer le Roi, pour peu qu'il fut en ce lieu. Le second n'était autre que Tior Celenbdîn, mais son rôle dans la cité de Brego serait mince...

"Nous y sommes, Galathor, fit l'homme qui portait une armure de cuir et chevauchait un coursier du Nord, regardez les gués de l'Isen! Ralentissons le rythme de nos montures, sans quoi même leurs solides sabots ne résisterons pas à l'inégalité du gué et à ces nombreuses et traîtres pierres."

Les deux compagnons traversèrent donc les gués sans mot dire. Seul le clapotis de l'eau courante remuée par leur passage se fit entendre.

"Notre avancée dans ces plaines régulière sera plus aisée que dans les collines d'Arnor, pour sûr. Nous ne tarderons pas à nous présenter aux portes d'Edoras. Mais en ces temps où la guerre menace, pensez-vous que Firion de Rohan accepte de nous recevoir? Les Rohirrims sont de braves guerriers, mais leur méfiance est grande envers les étrangers, dit-on..."

De ses yeux perçants, Tior crut apercevoir une minuscule goutte d'or au pied des Montagnes Blanches, plus à l'Est.

Galathor, après son émerveillement face à Anar, galopa en compagnie de Tior, et avec une célérité inégalée, attinrent les Gués de l'Isen, le seul point de passage du fleuve.
Ce ne fut pas avec facilité qu'il franchirent le "barrage" de pierres grises, tantôt coupantes et effilées, tantôt plates et lisses.

Malgré leur dure traversée du fleuve, dont le niveau des eaux avait remonté, suite à quelques pluies intenses, les deux cavaliers chevauchaient avec ardeur à travers les immenses étendues plates, qu'étaient les Plaines du Riddermark.

Loin à l'Est, dans l'horizon, une lueur brillante, dorée et rougeâtre.
Alors, Galathor répondit à son cher ami Tior:

*En effet Tior, le Roi de La Marche est certainement parti, et quoiqu'il fusse à Meduseld, les Rohirrims sont, comme vous le dites, assez méfiants quant aux étrangers qui pénètrent dans le Riddermark, du moins c'est ce que l'on raconte.

Jadis, alors que je fuyais la Cité des Rois, et que j'étais en danger, les Rohirrims me sauvèrent et me conduirent à Edoras, puis aux Gués de l'Isen.

Mais, les Gardes d'Edoras seront sans nul doute méfiants, car apercevoir deux cavaliers solitaires, venant d'Eriador, assez fatigués, un venant du Royaume d'Arnor, et le second de Gondor, je pense que nous ne passerons pas la porte avec aisance.

Mais passons.
Cette lueur au loin, au pied des Montagnes, je pense que ce doit être Edoras, se réveillant sous un Soleil plus rouge que le feu, et plus beau qu'un Silmaril.
J'aimerais voir la Cité de près, car je jurerais qu'à voir un tel Soleil, on pourrait croire qu'elle serait en feu.

Quant à rejoindre Minas Tirith, je pense que, comme vous l'eûtes dit, nous ne passerons pas par le Dwimorberg, mais si nous chevauchons à bride abattue, en 2 à 5 jours, nous atteindrons la Cité Blanche.

Il faudrait juste qu'il ne pleuve point, car les terres aux alentours de la Forêt de Drùadan sont boueuses, et l'Onodlo étant proche de notre passage, une crue pourrait nous ralentir, tant les terres sont sèches et plates.
Mais nous verrons les Feux d'Alarme, et nous passerons aux alentours de
Ne nous arrêtons guère avant d'atteindre MeduseHalifirien, ou jadis les ossements d'Elendil furent exposés, avant d'être transportés à Minas Anor, lors du Don de Cirion, à Eorl le Jeune.

Allons mon ami, allons vite, et légèrement.
Ne nous arrêtons guère avant d'avoir atteint Meduseld.*

Puis, les deux cavaliers repartirent au grand galop.

Nul voyageur ne fut visible aux yeux de Tior et de Galathor, et les vertes et lumineuses prairies de Rohan semblaient vierges de toute souillure. Se retournant, le Dunàdan vit, avec un pincement au coeur, que leur passage précipité à travers ces étendues d'un grande beauté laissaient paraître une grande ligne sombre de terre retournée par les sabots de leurs montures. Mais hélas, ils n'avaient pas d'autres alternatives que la célérité, et pas d'autre chemin que le territoire du Riddermark...

Un ennemi n'aurait pas eut grand-peine à les pister, à suivre leur trace. Heureusement pour eux, il n'y en avait point dans les environs, et, de toute façon, en quoi deux cavaliers esseulés pourraient bien intéresser les sbires de l'Ennemi?

Pour le plus grand malheur de Tior - mais ce n'en était en vérité pas un bien grand en comparaison des maux de ce monde - la lumière vive d'Anar fut obstruée par des nuages gris et menaçants, couvrant rapidement la partie Est du Royaume des Cieux. L'herbe prit une teinte plus foncée, et à la fois plus triste, mais nul n'était maître du temps...

"Je ne vois plus trace de cette tâche d'or qu'était Edoras, fit Tior, pour la simple raison que la lueur du soleil n'éclaire plus le Château d'or de la Cité, Meduseld comme l'appellent les chants des Rohirrims. Ce n'était donc point un incendie, ce n'étaient point des flammes qui ravageaient la Cité de Firion. J'en suis certes soulagé."

Outre cette remarque, Tior Celebdîn ne dit plus rien pendant une bonne partie de leur progression, pas avant, en tout cas, qu'une forte déclinaison du sol apparut sur leur droite. Ils avaient chevauché de nombreuses heures, parcouru de nombreux milles. Les terres se trouvant entre les deux voyageurs et les premiers contreforts des Montagnes Blanches leur était invisibles, et pour cause: la région semblait se tropuver en dessous du niveau du reste des plaines de Rohan, formant un sorte de combe... un gouffre.

Tior resta perplexe durant un instant, avant de faire part de ses pensées au Gondorien qui l'accompagnait en silence:

"Il n'y a pas de doute, notre rapidité nous a mené non loin du Gouffre de Helm, qui se trouve à présent plein Sud. Mon, coeur a longtemps souhaité contempler Fort-le-Cor, le mythique bastion de Helh Poing-de-Marteau. Hélas, le temps nous fait défaut, et il se pourrait bien que mon souhait ne se réalise jamais... Mais pensons avec espoir à la beauté du Château d'Or pour soulager notre déception!"

Un long chemin avait été parcouru depuis que Tior avait quitté Annùminas, mais il faudrait encore chevaucher de nombreuses heures aujourd'hui et le jour prochain pour atteindre Edoras, et profiter d'un court répit.

Galathor ne fut point réjoui de voir la vive lueur d'Anar obstruée par les noirs et épais nuages qui venaient de l'Est.

Ce ne fut qu'en galopant durant de longues heures à travers les vastes plaines du Riddermark, que les deux cavaliers purent apercevoir le Gouffre de Helm, qui protégeait désormais les Cavernes Scintillantes, autrefois refuge d'urgence des Numénoréens en Exil.

Les deux amis chevauchèrent et, lorsque le Soleil fut haut dans les Cieux, ils s'arrêtèrent à l'ombre, abreuvèrent leur montures, mangèrent et repartirent avec autant de hâte.

Mais, Edoras était encore loin, si les deux cavaliers galopaient à vive allure, ils pourraient atteindre les terres alentour d'Edoras, au Crépuscule, et pénétrer dans la Cité, de nuit.

Mais, durant leur avancée, les nuages qui s'ammoncelaient ne furent guère bon présage, bien au contraire.
Galathor sentit une goutte d'eau effleurer son visage, tout comme Tior, puis deux, puis trois, jusqu'à ce qu'une pluie torrentielle tombe à verse sur les plaines arides.

En quelques minutes, le Ciel fut gris, presque noir, et les plaines du Rohan ressemblaient plus à un champ de bataille boueux, qu'à de magnifiques et dorées, plaines.

Néanmoins, les deux amis chevauchèrent, avec ardeur et non sans difficulté.
Ils perdirent du temps, et, en chevauchant rapidement cependant, avec légèreté, ils purent apercevoir, d'une butte assez élevée, l'Entalluve.
Le fleuve était en crue, et les alentours, plats et rocailleux furent inondés.

Les deux hommes avaient en effet obliqués au Nord, car ils furent trop au Sud aux alentours de Fort-Le-Cor.
Alors, face à cette vision, Galathor dit:

*Espérons que le fleuve ne soit point ainsi lors de notre passage aux alentours des Bouches de l'Entalluve, ou alors, nous ne pourrons aller plus avant.

Edoras n'est plus très loin désormais, en nous pressant assez, nous l'atteindrons dans quelques heures, car déjà le Soleil se couche.
J'ai l'impression que cette journée passa bien plus vite que les autres.

J'ai grande hâte de rejoindre Minas Tirith, jadis la plus grande Cité d'Anorien, et elle le reste encore d'ailleurs.

Capitale de l'ancienne terre d'Anarion.
Résidence d'Eté des Rois, puis Capitale de Gondor.
Jumelle de Minas Ithil la Scintillante, devenue Minas Morgul la Terrifiante, désormais habitée par le Gondor, en partie.
Protectrice de l'Ancienne Perle de Gondor, Osgiliath et le Dôme des Etoiles.

Minas Tirith, la Cité Blanche.*
Alors, Galathor fit silence et les deux cavaliers continuèrent de cavaler sous les nuages épais et noirâtres, ne voyat guère la Lune, ou les Etoiles.

La pluie tombait sans interruption. Une forte pluie venant cingler leur joue gauche à cause d'un fort vent venu du Nord. Là-bas, dans le lointain à l'Est, le cours de l'Entalluve était devenu un puissant torrent, et son embouchure deviendrait un bourbier encore plus étendu qu'auparavant. Le passage serait difficile lorsqu'ils auraient à se rendre en Gondor, ce qui ne saurait bien tarder... mais ils avaient encore quelques jours avant d'en arriver là.

Pour l'instant, seule les paroles de Galathor purent faire changer l'esprit maussade de Tior. Ses habitsimbibés d'eau lui donnaient une sensation de froid intense, de nombreuses gouttes ruisselaient sur le long de l'armure du Dunàdan, ainsi que sur son visage.

"Voyager dans les terres inhabitées peut paraître tantôt morne, tantôt agréable. A entendre vos paroles, j'ai l'impression que la deuxième solution est de mise pour vous. Elle l'ai pour moi aussi, et ce parce que nous sommes deux à chevaucher ensemble. Le même trajet en solitaire pourrait sembler bien plus long à quiconque l'entreprend..."

Tior et Galathor purent s'apercxevoir que le soleil se couchait, bien que celui-ci soit cachée de leur vue par les nuages que Manwë Sulimo avait choisi de placer. Tout ne devint que ténèbre autour d'eux, et les deux cavaliers pouvaient à peine se discerner. Ils se tenaient proches l'un de l'autre, essayant d'écouter les sabots de la monture de leur compagnon afin de ne pas se perdre l'un l'autre.

"Vous semblez érudit dans l'histoire de votre propre Cité, lança Tior, plus pour s'assurer que son ami n'était pas loin qu'autre chose. De tous les noms que vous avez prononcé, je n'en connaît que certains, et..."

Loin à l'Est, un éclair apparut, illuminant les pointes blanches des montagnes et révélant les innombrable gouttes tombées du ciel.

"Nous approchons! fit le semi-Elfe. Cette brusque clarté a révélé un instant Edoras à mes yeux, nous sommes tout proche!"

Mais, avant que les deux cavaliers n'arrivent à destination, l'orge les avaient rejoint. Un furieux coup de tonnerre se fit entendre, et la foudre tomba tout près. Le cheval du Periöndor se cabra, fou de peur, avant de se remettre sur ses quatre pattes. Tior eut moins de chance... il tomba à la renverse dans une flaque de boue.

Et c'est tout crotté et d'humeur passablement mauvaise qu'il repartit, pour enfin arriver devant les fortifications de bois d'Edoras. Il était en tête à présent; Galathor suivait. Ils arrivèrent bientôt devant de grandes portes en bois sombre, toujours éclairées par intermittence grâce à la fureur des cieux. Elles demeuraient closes...

Tior s'empara de son fourreau et tapa contre la palissade avec la garde de son épée.

Galathor ne fut guère glacé par la pluie, mais restait droit, et on crut qu'il n'éprouvait de chaleur, ou de froideur.
Il ouvrit grand les yeux en voyant le premier éclair de la longue série qui suivrait.
La foudre était plus intriguante et fascinante pour lui, que terrifiante.

Quant aux ténèbres qui les entouraient, Tior et lui, il n'en fut guère inquiet, car il savait où se trouvait Tior par rapport à lui.

C'est ainsi, qu'éclairés par la lueur aveuglante et froide des éclairs, que les deux amis se frayèrent un chemin dans la boue, afin d'arriver aux Portes d'Edoras.

Tior frappait aux Portes de son fourreau mais le vacarme du tonnerre, et celui de la pluie qui tombait sur le bois et la pierre, rendait ses coups sourds, inaudibles.

Alors, Galathor demanda à Tior s'il put prendre la parole, et dit, d'une voix puissante et plus que grandiose:

*Rohirrims, Gardiens de la Cité d'Edoras!

Je me nomme Galathor Periondör, Gouverneur de Minas Tirith, et à mes côtés se trouve Tior Celbdîn, Grand Messager du Royaume d'Arnor, serviteur de Aldarion Tar-Aglareb, et de Halbarad Dunadan, Capitaine des Rôdeurs Dunedain!

Ouvrez les Portes de la Cité, et accueillez nous en son sein!
Nous réclamons le gîte et le couvert, car ce temps exécrable nous a rendu plus que faibles!
Rohirrims, nous souhaiterions de plus, nous entretenir avec votre Roi, Firion de La Marche!

Que dîtes-vous?!*

Et, nulle réponse se fit entendre, si ce n'est celle du tonnerre et de la pluie, qui paraissaient se moquer des deux cavaliers, attendant une quelconque réponse face à une porte de bois close.

Que ce fut le tonnerre et les trombes d'eaux qui assourdirent les guetteurs du peuple de la marche, ou bien que ceux-ci fussent allé quémander leurs supérieurs, ni le dernier des Celebdîn, ni le dernier des Periöndor n'aurait pu le savoir. Toujours est-il que ces deux là attendirent quelques minutes sous la pluie battante... attendirent désespérément un réponse, un signe de vie dans cette lugubre nuit.

Elle ne vint pas.

Galathor semblait impassible, le visage noble et sévère et le maintien droit. Tior, quant à lui, ne pouvant se contenir plus longtemps, ne vit plus qu'une seule chose à faire, plus qu'un objet à sortir s'ils ne voulaient pas attendre la venue de l'aube froide.

Encore une fois, il servirait, le fameux Cor des Deux Lignée. Tior le porta à ses lèvres...

Malgré le tonnerre et la foudre, malgré le vacarme des cieux qui se déchaînaient, une note puissante et harmonieuse s'éleva, claire, et l'air autour d'eux sembla vibrer sous l'effet du rugissement du Cor. Le cheval du messager d'Halbarad se dressa sur ses pattes arrières, tandis que le souffle de Tior ne s'était pas encore éteint. Et c'est ainsi que les sentinelles du Rohan, montées en hâte sur leurs tours, purent contempler le fils de Maelethir et d'Earwen à la lueur éblouissante d'un éclair.

Le haut son s'arrêta enfin, tandis que plusieurs voix s'élevaient derrière les murs. Les deux voyageurs ne pouvaient les entendre, mais un messager de la garde des Rohirrims avait été envoyé juste après le discours de Galathor, à Meduseld pour prévenir de toute incursion dans leur royaume. Un deuxième, accompagné de deux gardes, les héla du haut d'une des tours de veille...

"Nous avons entendu l'un de vous deux s'exprimer, cria-t-il. Quelle que soit l'importance de votre venue, ce n'est pas la peine de sonner du cor à en réveiller toute la Cité! Lequel d'entre vous est Galathor Periondör, Gouverneur de Minas Tirith?"

Galathor fit avancer sa monture.

"Eh bien, poursuivit l'homme avec une voix de stentor, pour répondre à votre question, nous ne disons ni oui ni non pour l'instant. Un messager a été envoyé au Châteu d'Or, et vous attendrez son retour sous la pluie, comme nous tous, et que cela vous plaise ou non!"

La méfiance redait ces paroles désagréables. Pourtant, ces hommes n'étaient point de mauvaises gens... Juste des défenseurs des Gens Libres redoutant les rumeurs de la guerre.

Alors, les deux hommes attendirent sous la pluie en silence, Tior semblait grelotter, mais on ne pouvait discerner ses mouvements, ou la cadence de son souffle.
Si l'on regardait vers Meduseld, on pouvait voir une lueur se déplacer à la vitesse du vent, fendant les gouttes de pluie froides et dures, sur son passage.

Et, Galathor ne quitta les yeux de Meduseld, et durant un temps, il ne vit plus cette torche.
Soudain, cette même torche revenait vers les Portes, quoique incandescente, on put l'apercevoir.

Alors, le Garde parla haut et fort, et dit aux deuc hommes:

*Entrez, le Palais souhaiterait vous questionner plus amplement pour décider de votre statut en ce lieu.
Entrez dans la Cité, ne créez aucune bousculade et ne parlez à personne.
Dirigez-vous seulement vers Meduseld, et laissez vos armes à l'entrée du Château d'Or.*

Alors, les Portes s'entrouvrirent, et Tior entra au sein de la Cité, avant Galathor.
Alors, plutôt que de galoper à vive allure dans la Cité, ils avancèrent doucement, sans poser les yeux autre part que sur Meduseld.

Enfin, ils y arrivèrent, et descendant de leurs montures des Gardes vinrent aussitôt.
Ils leurs dirent, sévèrement:

*Remettez nous vos armes, vous ne pouvez pénétrer dans le Château d'Or armé, qui que vous soyez, Roi ou esclave.*

Les Deux Hommes obéirent alors, et attendirent que l'on daigne leur ouvrir la porte.

Meduseld... Le château d'Or d'Edoras avait été la seule chose qui avait guidé leurs pas, comme répandant une lueur dans la nuit maussade du Rohan.

Ils arrivèrent enfin au seuil de la porte de l'édifice Royal; on leur demanda leurs armes.

Tior Celebdîn obéit... En vérité, il ne pouvait faire autrement que d'abandonner son épée, ainsi que son poingnard.

Quoi qu'il en soit, le Cor des deux Lignées ne lui fut pas ôter, fort heureusement. Quel danger pouvait-il représenter, de toute façon, n'étant pas une arme à part entière, simplement un attirail de guerre...

Alors la porte s'ouvrit, comme par magie - la magie qui n'était autre en vérité qu'un garde tirant chaque battant de la splendide porte - et les deux hommes entrèrent avec dignité et respect en ce lieu mille fois renommé.
Les gardes restèrent à l'extérieur, dans leur tâche de surveillance.

Un homme de noble allure vint alors les acceuillir avec un petit sourire froid, et une pointe de curiosité.
Sa Cape couverte de dorures et son armure étincelante reflétaient son rang élevé.

"Je suis l'Huissier du Roi, et je me dois d'acceuillir les visiteurs en son abscence.
Mes Hommes m'ont transmis vos noms en vitesse, veuillez vous présenter plus en détail, le plus gradé en premier, l'autre ensuite, et me faire connaître vos buts."

Tior, avec la déception due par l'abscence de Firion, attendit que son ami se présente et révèle les desseins de sa venue, dont il ne connaissait pas grand-chose.

Alors, Galathor abandonna ses armes, sans rechigner, puis, entrant dans le Palais, il vit l'huissier.
Alors, il se présenta, après avoir tiré sa révérance:

*Salut à vous, Huissier de Rohan, Serviteur de Firion de La Marche.
Je me nomme Galathor Periondör, fils de Maelëthor Periondör.
Je suis le Gouverneur de la Cité de Minas Tirith, Haut Serviteur de Son Altesse, Méphisto de Gondor.

Mon ami Tior Celebdîn et moi, nous rendions en la Cité Blanche, depuis Annùminas, cependant, la guerre étant proche au Nord, nous ne savons à
quoi nous heurter en Rohan.

Plutôt que de traverser laborieusement les Monts qui couronnent l'Andrast, et continuer à longer l'Anfalas et les côtes Méridionales du Gondor, nous avons préférés opter pour passer par le Royaume de Rohan.

Or, mon cousin, Berethir Dolothïr, avait apporté un présent pour le Roi Firion, il y a quelques temps déjà, un coffret, recelant nombre de trésors.
Je comptais passer par Meduseld pour saluer le Roi Firion en personne, mais mon ami et moi étions conscient du risque de son abscence.

Donc, nous sommes arrivés ici, à Edoras, pour dormir ailleurs que dans des plaines pls que boueuses, à cause de ces pluies, avant de chevaucher à grande allure, afin d'atteindre l'Anorien.*

Puis, il arrêta son discours, et se tourna vers Tior, attendant qu'il se présente.

Tior s'inclina très bas quand l'huissier du Roi posa son regard sur lui...

"Je suis Tior Celebdîn, dit-il enfin, dernier descendant de ceux qui portent ce nom, et détenteur du Cor des Deux Lignées. L'Arnor est mon Royaume, et je suis le messager du Capitaine Halbarad, serviteur du grand Tar-Aldarion Aglareb du Royaume du Nord.

Des raisons qui me pousse à quitter mes amis et mon pays à une époque si proche de la guerre, je ne parlerais point, mais sachez que si nous avons emprunter les terres du Riddermark et chevauché jusqu'à la Capitale, ce n'est nullement pour importuner les Maître des Chevaux, mais simplement pour gagner du temps et de la distance... Car le chemin qui relie La Cité Blanche à Annùminas est incroyablement long et assez semé d'embûches pour le rallonger encore et chercher davantage d'ennuis... Vous le savez fort bien."

Le messager d'Halbarad se redressa et contempla les riches dorures et les grandes pièces de tissu soyeux représentant les batailles du Temps passé. Après un rapide coup d'oeil en direction du trône vide, Tior reprit la parole:

"Mon ami Galathor ici présent vous décrira sansdoute plus en détails les raisons de sa venue, et ses requêtes, s'il en a, car je ne les connaît pas, et je n'ai pas eu connaissance de ce coffret qui fut offert par le second de la Délégation au Roi de la Marche. Tout ce que je puis humblement demander, pour ma part, c'est un simple toit; un lieu qui pourrait servir d'abri à deux voyageurs las de chavaucher sous le mauvais temps. J'espère que les Rohirrims n'ont pas perdu leur hospitalité, et que nous ne serons pas obligés de repartir sur-le-champ... Nous ne souhaitons pas rester une longue période, mais..."

Il se tourna vers le Periöndor:

"Combien de temps pouvons-nous nous attarder ici, si tant est que les maîtres des lieux le veuillent bien? Une nuit, deux nuits tout au plus?"

Alors, lorsque Tior eut fini son discours, Galathor reprit coutoisement la parole:

*Huissier, certaines raisons, comme Tior l'eut dit, m'ont poussées à venir faire une halte ici.
Mais je n'en ferais mention au moment présent.
L'heure avance, et Minas Tirith demeure trop loin pour nous, nous venons donc, et vous l'avez compris, quérir l'hospitalité.

Je souhaiterais rester ici pour la nuit, et quitter la Cité en milieu d'après-midi, si les conditions le permettent.

En outre, je crois savoir que le Roi Firion de La Marche est allé rejoindre le Nord, à la tête d'une armée considérable.
Je pensais m'entretenir seul à seul avec vous quant aux raisons pour lesquelles j'ai ardemment souhaité venir ici, mais Tior est mon ami, un grand ami, et je n'ai rien à lui cacher.

Comme je l'avais dit, mon cousin Berethir arriva ici, pour offrir un coffret au Roi Firion de La Marche, absent ce jour là.
Or je ne sais guère si il garda le coffret avec lui, ou s'il le remetta à un des nobles de haut-rang, de la Cour de Meduseld.
C'est donc pourquoi, je suis venu ici, avec un objet particulier, que mon père me confia.
Il me remetta cet objet en me disant de le remettre au Roi de Rohan dès que l'occasion se présenterait.
Et, cet objet dont il est question, c'est une chevalière, d'or et de rubis.
Mon père l'eut trouvé sur les berges de l'Isen jadis, alors que les galets étaient vermeille de sang.

Pensant que cet objet eut une valeur, il le prit, et l'examina longuement, se rendant dans les bibliothèques de Minas Tirith, Edoras, Dol Amroth, Annùminas, et dans celle de Mithlond, qui est non des moindres.
Il étudia longuement les chevalières, et les Anneaux moindres, forgés jadis par le Gwaith-ì-Mìrdain.

Allant voir sages, intendants, alchimistes, il parvint à savoir que cette Chevalière eut appartenu à une grande famille du Rohan, peut être la famille Royale.
On lui fit remarquer, que sur la Chevalière étaient gravés un Cheval, ainsi que deux têtes de chevaux s'entremêlant.
Personnellement, je ne me suis que peu intéréssé et entiché à la culture du Rohan, mais je crois que cela doit représenter Meduseld si je ne m'abuse.

Alors je souhaiterais offrir, faire don de cette Chevalière au Roi Firion, et jadis, mon père laissa une armure à Edoras, lorsqu'il était ami du Roi, et je souhaiterais reprendre cette armure, une armure d'argent bleuté.

Voila la Chevalière, je vous la rend, et j'espère que vous seriez d'accord pour que nous passions la nuit, et mangions ici, jusqu'à demain.*

Alors, Galathor se tut, et sortit une étoffe de velours rougeâtre, bordeaux, de son sac, et la remetta à l'Huissier.

Les yeux de l'huissier du Roi brillèrent d'une lueur ravivé lorsque Galathor parla de l'armure bleutée qu'il voulait reprendre en sa possession...

"L'armure de Maëlethor! s'écria-t-il derechef... Peu d'entre nous ont posé le regard sur ce chef d'oeuvre depuis qu'il est parvenu jusqu'à Edoras. Car son sort à été différent des dizaines d'armures, moindre ou bonnes, qui ont toutes été conservées dans les arrière-salles de nos armureries, ou bien sont parties à la guerre avec leur porteur. Non! Nulle armurerie n'aurait été assez digne de veiller sur cette armure... et elle n'a pas quitté la Cité depuis que votre père l'a apporté. En véruté, elle fut conservé dans le Château d'Or même et y fut laissée en paix pendant toutes ces années. Je n'étais pas alors à ce haut poste, mais je me souviens maintenant clairement d'un grand homme de noble maintien répondant au nom de Maëlethor Periöndor. Un simple et jeune garde de Rohan; voilà ce que j'étais à cette époque."

L'huissier regarda alors le plafond, comme s'il se remémorait les souvenirs d'années depuis longtemps revolues. Puis, avec un sourire, il reprit son discours, une flamme couvant toujours dans ses yeux.

"Oui... oui, oui! Je me souviens de ce nom, bien qu'une partie ait été oubliée de beaucoup... cette armure, nous la connaissons seulement sous le nom d'armure de Maëlethor, et votre venue m'a remis maints souvenirs à la surface de l'esprits, qui étaient trop longtemps restés enfouis. Je suis heureux que vous soyez là, à présent, Galathor Per..."

Un éclair de méfiance passa dans les yeux du Rohirrim...

"Qui me prouve que vous êtes bien le dernier des Periöndor, comme vous le prétendez. Seul le vrai descendant de Maëlethor aurait quelque droit sur cette pièce unique d'argent bleuté, mais comment savoir si vous n'êtes pas qu'un bandit rusé sous vos beaux et riches habits?"

La réponse, il l'avait en main, et le contact froid de la chevalière le mit sur la route de la vérité. Son expression de méfiance passa, et un sourire agrémenta son visage. Il leva l'anneau vers le haut plafond, avant de reprendre d'un ton saccadé

"Vous êtes...Galathor... Periöndor... Les derniers lambeaux de cette époque me reviennent, où cette chevalière d'importance avait été perdue lors des combats. La famille Royale... je n'en suis point sûr... toujours est-il que ce bijou porté par un combattant mort aux Gués devait être retrouvé. Et votre père fut chargé de cette tâche...

Ma mémoire s'arrête ici, mais peut-être que vous connaissez la suite, à présent... la raison pour laquelle ce fut lui, un Periöndor, et non un autre qui la trouva, et pourquoi l'armure de Maëlethor fut laissée en ce lieu. Nous avons tant de chose à nous dire, et Une Chose à aller voir, qui fut longtemps laissée dans l'ombre. C'est pourquoi je vous accorde l'hospitalité."

Tior fut soulagé, bien que les paroles de l'huissier et toute cette histoire mirent longtemps avant d'être assimilées totalement.

Les deux hommes suivirent l'huissier à travers le Château d'Or, visitant toutes ces salles, avant d'atteindre l'armurerie du Roi.
Entrant dans la Salle, Galathor remarqua aussitôt l'armure de son père, du moins, une de ses armures.

Il s'en approcha doucement, et empoigna le brassard de cette somptueuse armure.
Son père disait qu'elle fut réalisée sur le modèle d'une armure Elfique, perdue dans un ancien tombeau, à l'Est du Royaume d'Arnor.

Alors, Galathor dit:

*Petit encore, je me souvenais de mon père, qui paraissait ainsi lorsqu'il allait guerroyer en Rohan et en Arnor.
Il me disait qu'il avait aperçu jadis, une ancienne armure Elfique, perdue dans un vaste et vieux tombeau à l'Est d'Arnor.

Il avait bénéficié des talents des grands forgerons Elfiques, du talent des Nains, et de l'habileté des Elfes.
Il fut dit, que seul un Periondör, ou ami de son représentant, pourrait toucher l'Armure.
Soit désormais, moi et Tior, ainsi que les Rohirrims qui sont en ma connaissance.

Une pièce unique... convoitée par nombres de bandits, lorsqu'elle n'était pas portée.

L'Arbre de Numenor y est encore gravé, couronné d'étoiles.
Cependant, à la mort de mon père, cette pièce de valeur perdit de ses enchantements, et l'Arbre de Numenor, gravé finement dans l'argent de l'Armure, devint presque invisible.

Je suis ému de retrouver enfin ce que j'ai tant cherché.
Il la laissa en ces lieux, car il savait que nul ne pourrait la prendre à Edoras.

Quant à la Chevalière, je n'en connais guère plus les raisons, celles pour laquelle ce fut mon père qui dut la rechercher.
Peut être le Roi et les Maréchaux pensaient-ils qu'il saurait où aller, qu'il ne se serait pas embarqué hâtivement dans une poursuite de l'Ennemi en vain, mais qu'il aurait raisonné.

Qu'importe désormais, je me devrais d'emporter l'Armure avec moi, et ce en vitesse.*

Alors, Galathor se tut, et il vit Tior en admiration face à l'Armure, mais aussi face aux armes façonéees dans la plus grande finesse, et par les armures de Rohan qui ornaient les murs de la Salle
Un soupçon d'inquiétude passa sur le visage de l'huissier, avant que celui-ci ne déclare:

"Et l'abscence de mon Roi, je ne sais que penser... et une mauvaise appréciation de ma part pourrait me causer de graves ennuis. cependant, le temps presse, l'Ennemi n'est plus loin, dit-on, et la fin est proche. La place de cette armure est sur le champ de bataille, et non dans un endroit secret où elle prend la poussière alors que, dehors, les flèches transpersent les frêles protection des Gens Libres."

L'huissier sentait clairement qu'il était de son devoir de rendre cet objet unique à l'héritier légitime du grand Maëlethor Periöndor. Son coeur lui parlait clairement à présent, son Roi comprendrait son choix, si jamais il revenait de son long voyage. Il continua de parler à Galathor:

"De plus, vous nous avez rapporté cette chevalière de valeur que nous attendions depuis longtemps, et Firion en sera reconnaissant, m'est avis. Je ne puis me tromper: quoique en puissent dire certains, je reconnais les traits de votre père sur votre visage, le sang des Periöndor coule dans vos veines, j'en suis assuré! Prenez donc cette armure, Galathor! Et menez-la vers une bonne fortune.

Maitenant, je pense que votre venue chez nous, à Edoras, était motivée par ce bien qui vous appartenait, et ce cadeau que vous nous avez rapporté. Je souhaiterais que vous restiez, au moins pour cette nuit, en ce château, mais je sens pourtant que le temps presse... Allez-vous repartir sur-le-champ?"

Tior aurait volontiers contemplé davantage les armures et l'ensemble du Château d'Or des Rohirrims, mais à présent, les marées du temps allaient les submerger, et la célérité était requise. Il n'osa pourtant ouvrir la bouche...

Alors, Galathor répondit ces mots:

*Eh bien, cher huissier, Tior et moi, nous projettions de rester ici durant cette nuit, en attendant l'apaisement de Manwë Sulimo, qui se déchaîne ces temps ci, sur les vastes terres du Rohan.

Néanmoins, je ne sais que penser, car l'avis de Tior est primordial.
Nous devons certes avancer avec célérité vers Minas Tirith, avant que n'arrive le Mal en Gondor.

Or, Huissier, je vous remercie de m'avoir redonné ce que je cherchais depuis maints temps.*

Puis, Galathor se tourna vers Tior et lui demanda:

*Tior mon ami, voudriez-vous rester au sein de Meduseld et ripailler comme Seigneurs et Princes, ou souhaitez vous reprendre la route de Minas Tirith La Chatoyante, et se heurter aux crues de l'Onodlo, et aux caprices de Sulimo?*

Puis, il se tut, et attendit de Tior une réponse.

Tior fut quelque peu confus lorsque vint l'interrogation du gouverneur de Gondor. Des deux possibilités qui s'offraient à eux, l'une paraissaient sans doute la moins dangereuse, la plus sage et de loin la plus agréable. Car le coeur de Tior avait longtemps soupiré après de grands festoiements dans l'antique demeure des Rois de Rohan.

Cependant, le dernier des Celebdîn pensa avec espoir aux richesses de la cité Blanche, aux secret que son ami voulait qu'il voit, et enfin, son esprit se porta au Nord, et il pensa aux peines qu'Halbarad, Aldarion et tout son peuple supporteraient en cette guerre... pendant que lui-même serait en train de se remplir l'estomac et de boire son content dans le confort d'un palais Royal...

Non! Il n'y aurait pas de ça!

"Cela aurait été avoir plaisir, mon ami... mais vous possédez maintenant ce que vous étiez venu chercher, et il faut se méfier de la solution qui semble la plus facile. Si nous tardons, qui sait quels ennemis trouverons-nous sur notre route, qui seront pires que les caprices de l'Entalluve?

A mon avis, nous devrions nous reposer un heure ou deux, et manger un bout, car nous sommes épuisés et nos bêtes le sont tout autant. Passé ce délai, que la rage de Manwë ait cessé ou non, nous repartirons, avant que le soleil ne soit de nouveau dans le ciel de l'Est. Du moins est-ce ainsi que je vois la chose."

Après cela, l'huissier héla deux serviteurs, qui apportèrent quelques pièces de viande, du pain et du vin. Ce n'était guère un grand festin, mais leurs estomacs vides le considéraient comme tel. Après cela, il faudrait tenter de dormir un peu.

Alors, Galathor regarda ses interlocuteurs, l'un après l'autre et dit:

*Il en sera ainsi!*

Ce furent ses seules paroles face à l'Huissier et il dit plus loin, alors qu'ils marchaient tous trois vers les dortoirs:

*Tior mon ami,
Vous m'avez suivi jusqu'à Minas Tirith, plutôt que de rester en Arnor, et malgré vos explications, malgré ma sagesse et mes connaissances, jamais je ne pourrai le comprendre.

Dans moins d'une journée, Anar sera haut dans le Ciel, et nous serons loin de Meduseld, car si la célérité et le temps sont avec nous, nous atteindrons les Gués de l'Entalluve, ou plutôt ses Bouches, alors qu'elles seront encore sèches, alors notre traversée n'en sera que plus facilitée.

Et, si les Habitants de Drùadan sont cléments, alors nous aurons peut être la chance de passer rapidement à travers la Forêt, et enfin, vous reverrez la Cité Blanche, cependant vide et silencieuse, et vous verrez le Manoir de ma Lignée, trônant sur le niveau où il est situé, ainsi que le Tombeau des Periondör, dans Rath Dinnen.

Ô Tior je sens dès à présent une Ombre recouvrir mes pas, mes dires et mes pensées.
Comme mes parents jadis, je sombrerais lentement dans les Abysses, sans m'en apercevoir, et je poserais un dernier regard sur le Monde, sans le savoir.

Vous m'avez redonné l'espoir Tior Celebdîn!
Car tant d'années je me suis reposé dans ma demeure, et je n'ai que trop ressassé le passé!
Aujourd'hui je vois l'avenir en vous! Non la mort, mais la vie.

Longtemps par le passé je pensais au nom Celebdîn, qui raisonnait dans mes souvenirs, comme un vestige important, mais désormais oublié et enfoui.
Et là, je vous retrouve, celui que je vis il y a fort longtemps, celui que mes parents virent, avant de mourir.
Je vis celle qui vous porta, avant qu'elle ne trépasse à son tour et après ces évènements, je n'ai plus jamais osé y penser.

Durant mes récents voyages, je crus sentir votre présence proche, ou alors ce ne fut qu'une illusion.
Mais, désormais c'est le souffle de la mort que je ressens, celui de Namo qui m'attire vers lui, vers les Ombres funestes qui rôdent encore au delà de la Belegaer, dans les Palais de Mandos, car malgré le fait que je puisse recevoir quelque hommage, jamais la mort ne sera plus froide qu'aujourd'hui.

Car malgré le fait de quitter l'amertume de ce monde, je quitte aussi un ami que j'ai retrouvé il y a peu de temps.
Peut être mourrai-je dans des dizaines d'années, je ne peux réellement le savoir, mais je tiens à rester auprès de vous, à chaque occasion qui me sera donnée, Tior Celebdîn.

............

Ah! voilà nos chambres! Elles ont l'air confortables, dommage que nous partions dans peu de temps!*

Etranges étaient les paroles qui sortaient de la bouche de Galathor en cet instant où les aventures et la course folle des deux amis auraient dû chasser les idées noires de l'esprit du Periöndor.

Mais Tior se rappela les évènements qui s'étaient déroulés à Annùminas, il y avait des années, semblait-il. Le fils de Maëlethor était alors resté immobile, inanimé sur le plancher du bureau de l'Intendant... Qu'avait-il vu alors, qu'il n'ait pas révélé aux hommes présents, et qui en cet instant lui donne la certitude de devoir quitter la lumière de ce monde?

Tior Celebdîn l'ignorait, mais, en tout cas, sa réponse se voulait rassurante:

"Oui, vous quitterez ce monde, pour sûr! Dans cinquante ans, dans cent ans. Cela est inévitable et naturel; la vieillesse et l'âge rattrapent tous les Hommes un jour ou l'autre. Tôt si ce sont des Hommes moindres, et relativement tard si le sang des Numénoréens coulent dans leurs veines. Ce n'est qu'un semblant d'ombre qui plane sur vos pas, Galathor. Vos pensées sont étranges depuis quelques temps, mais ne les laissez pas avoir raison de vous. Vous vivrez, mon ami!"

Après ce discours, le Dunàdan se tut, réfléchissant à tout ce qui s'était passé après avoir quitté Annùminas. Mais la suite de ces paroles se tourna vers l'avenir, et non vers le passé, comme l'avait dit Galathor pour lui-même quelques instant auparavant:

"Vous voulez emprunter la route qui traverse le territoire de ces hommes sauvages, les Woses comme certains les nomment. Ne croyez pas que l'Arnor a oubliez les démons qui hantent les forêts de Druadan. Les légendes racontent qu'ils disposent de flèches empoisonnées et qu'aucun étranger ne passe leur pays sans en recevoir une dans le corps. Alors, si nous passons par là, je crains que votre vie soit, hélas, bien prêt de se terminer."

Les deux hommes regagnèrent leurs chambres; les lits étaient faits de bois sombres et sculptés de maintes formes de cheval et d'emblême du Rohan. L'huissier les laissa seuls et leur souhaita le bonsoir.

"Mais je veillerai jusqu'à ce que vous soyez de nouveau debout et que vous quittiez la Cité. Vous pouvez donc prendre quelques heures de repos, selon votre volonté; n'ayez rien à craindre. Ensuite seulement, je trouverai un sommeil bien mérité."

Galathor n'avait dit mot depuis qu'ils s'étaient tout deux installés dans leur chambre.
Malgré les dires rassurants de Tior, Galathor devenait songeur, et il pensait à l'avenir lui-aussi, mais apparemment à un avenir bien plus proche qu'on ne put le penser.

Soudain, alors que la chambre devenait froide et sombre, Galathor laissa ouïr quelques murmures venant de sa bouche:

*J'ai vu......
J'ai vu... les Cieux et les Ténèbres, l'Ouest et l'Est, l'Abysse et le Sommet, l'Eau et la Terre, la Lumière et l'Ombre, l'Aube et le Crépuscule, Tior Celebdîn!
Voilà ce que j'ai entre autres vu à Annùminas.

Alors que je restais immobile j'ai vu tout cela, et j'ai vu Aman. Mais ma vision semblait plus que troublée, floue, enveloppée dans un panache nuageux, et je m'éloignais sans cesse de Minas Tirith, tandis que je me rapprochais de mon père.

Le temps semblait être proche de celui que nous vivons aujourd'hui, mais le Gondor, l'Arnor et le Rohan resplendissaient sur la Terre du Milieu, dans une nouvelle gloire!
Méphisto de Gondor trônait sous la Tour d'Echtelion et le peuple en liesse l'acclammait plus que jamais il ne le fut, tandis que bannières et étendards étaient suspendus dans les rues pavées de la Cité Blanche.

Ar-Aldarion, Roi d'Arnor était lui aussi acclamé, sous les portes de son Palais à Annùminas, et Halbarad et vous étiez à ses côtés, tout comme le Cygne Argenté.

A Edoras tout n'était fait que d'allégresse et d'espoir! Tous buvaient à la santé et à la fierté des soldats présents dans la Cité, mais Firion demeurait invisible.
Et tous les Rois de tout les Peuples de la Terre du Milieu criaient de joie, et buvaient, alors qu'à Minas Tirith, Aldarion et Méphisto dînaient à la même table, dans une convivialité oubliée alors que la guerre fait rage en ce moment.

Et malgré cet élan de joie, de bonheur, il en étaient certains qui marchaient silencieusement, à Rath Dinnen, tandis que deux corps embaumés étaient tenus sur des civières. Et tous se dirigeaient vers le Tombeau des Periondör, alors qu'au Manoir, la Bannière était descendue, remplacée par un étendard noir brodé d'or.

Voilà ce que j'ai vu, Tior Celebdîn, et aucun de vos dires ne me le fera oublier.
Je ne peux trouver de repos, et cela ne m'affectera guère dans notre avancée. Mais dormez donc Tior, votre esprit est bien moins troublé que ne l'est le mien.
Lorsque le Soleil se lèvera à l'Est, je vous réveillerais.

Quant aux Woses, ils laissèrent passer Théoden de la Marche jadis, peut être qu'en brandissant la Bannière du Gondor, ou celle d'Arnor, notre avancée serait facilitée.


Allez, dormez Tior, une longue journée nous attendra demain.*

Allongé sur son lit de plumes, Tior écouta longuement les mystérieux dires de Galathor, et prit connaissance des visions qu'il avait eu dans la capitale, bien des jours plus tôt. Et il répondit une dernière fois à son ami, car, après cela, il faudrait qu'il dorme...

"Toutes ces scènes de liesse que vous me décrivez là me paraissaent à présent utopiques au vu la situation, alors pourquoi le pressentiment de votre propre mort serait plus véridique que le reste? Enfin, si l'on pouvait m'accorder un seul voeu, un seul souhait, ce serait effectivement qu'une partie de vos visions lointaines se réalise, et que moi-même, mon Capitaine, et mon Roi puissions être de nouveau réunis à Annùminas la Belle, tous sains et saufs. Mais comment serait-ce possible? La guerre va faire rage, vous le savez fort bien, Galathor. Et, à moins qu'un espoir caché ne survienne, son lot de mort et d'affliction sera grand. Mais allons, ne parlons plus de pareil choses."

Mais, si fatigué que fut le Dunàdan, un autre sujet de préoccupation envahit son esprit, et il ne put résister à la tentation d'en faire part au Gondorien:

"Le savoir touchant aux régions reculées et lontaines doit se perdre en Arnor, et d'ailleurs, voilà longtemps, certes, qu'aucune armée de mon pays n'a dû passer par la forêt de Druadan. Peut-être même que cela n'est jamais arrivé. Et vous me voyez tout confus d'avoir dit pareilles choses d'êtres loyaux, s'ils le sont. Mais allons, si je veux les voir une fois dans ma vie, le plus tôt sera le mieux. Aussi, nous n'attendrons pas le lever du soleil, et partirons pendant l'heure froide précédant l'aube, qui plus est si vous ne pouvez trouver de quiétude."

Sur ces derniers mots, il se détendit et sombra dans un sommeil de rêves profonds.

Petit Génie De L'informatique Et Du Piratage ; )

Batman


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918 messages

posté le 12-09-2008 à 15:54:14

Mordius !
Tolkien a quand même fait des dégats !



Blague à part, félicitations !

A force, c'est un blog de littérature, ce truc ...


Pourvu que ça dure , passke l'éco ...

Franchement, vous ne me méritez pas !

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