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Batman

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posté le 2009-09-02 à 16:08:09
Remarques, questions et débats au fil de l'actualité.
(Dans le respect de la Charte).
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Le Bateau Ivre

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posté le 2009-09-07 à 20:43:29
J'aimerais connaitre l'intérêt de la taxe carbone alors qu'il suffirait d'augmenter le prix du carburant, et donc ceux qui consomme le plus payeront le plus. Et au contraire ceux qui consomme moins, qui possède pas de 4x4 énorme et qui servent a rien, de payer moins.
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On vis en marge, en gros on est tous barge.
Se taire est bien plus dur que de parler.
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Batman

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posté le 2009-09-08 à 19:22:51
Ce n'est pas si simple car tout le monde est quand même "obligé" de mettre de l'essence dans sa voiture et donc une augmentation de l'essence pénalise relativement plus les petits et moyens revenus.
Donc augmenter un impôt proportionnel est relativement plus injuste pour les ménages les moins favorisés, même si l'effet 4x4 existe( mais les "riches" ont-ils plus de 4x4 que les revenus moyens ?).
C'est le casse-tête du gouvernement qui veut imposer cette taxe à taux de prélèvement constant.
On peut aussi s'interroger sur la demarche. La Taxe carbone est sensée remplacer la taxe professionelle payée par les entreprises (avec des situations sans doute abusives et injustes et des effets sur l'investissement) par un impôt "écologique" payé par tous.
C'est donc aussi en partie un transfert d'impôt des entreprises vers les ménages.
Choix complexe mais qui ne sera pas sans effet sur les revenus des ménages.
Le pari est que cet effet sera compensé par plus d'investissement (croissance et emploi ?) et surtout par un impact positif sur l'écologie.
A voir.
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starling
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posté le 2009-09-09 à 08:40:45
Je ne peux que réagir par rapport l’article du Figaro concernant la montée en puissance des prépas. Je conçois que certains bacheliers choisissent la prépa afin d’assurer leur accession à une grande école, (bien qu’il soit possible d’y entrer grâce à un concours parfois). Ceci concerne des élèves relativement ambitieux n’ayant pas d’autre alternative. Toutefois je reste sceptique quant à leur notoriété croissante. A mon avis (pour ce qu’il vaut) , les classes préparatoires restent un refuge pour les petits adolescents vivant chez leurs parents, peu désireux de quitter le système scolaire pour le moins « rigide » (si on le compare à l’université ), car ils ne sont pas capables de se prendre en main. La fac n’est pas un cursus à dénigrer, même s’il reste des problèmes de débouchés je le consens. Ce qui est véritablement à réformer est la prise de responsabilités et la maturité tardive des ex-lycéens, ce qui est un vrai problème pour une future insertion sur le marché du travail, même après une prépa. Un élève autonome peut tout à fait réussir ses années à la fac, en étant intéressé par ce qu’il fait (l’orientation est un autre problème) ; les cours sont de qualité.
De plus, l’attitude des parents radicalement opposés à voir leur progéniture entrer en fac me laisse perplexe. Dans un premier temps, ce n’est pas à eux de décider de l’avenir de leur rejeton, et lui interdire cette voie constitue une preuve de manque de confiance en lui (ce qui ne lui est pas bénéfique dans sa quète de l'indépendance).
Qui que vous soyez, affirmez vous, il n’y aura pas toujours quelqu’un derrière vous pour vous motiver à travailler, et faites un choix mêlant raison et cœur car votre vie entière est en jeu, pas celle de vos parents.
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* La liberté de l'art contre le despotisme des systèmes, règles, codes.
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Batman

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posté le 2009-09-09 à 19:09:13
Un beau plaidoyer que je partage sur pas mal de point. L'intérêt de la fac est de permettre un vrai épanouissement intellectuel et personnel car construit à son rythme avec une véritable ouverture.
Les prépas sont parfois plus fermées car les étudiants ont moins de liberté relativement aux savoirs qu'il acquiert.
Ceci dit, il faut bien sûr nuancer !
Reste que se pose le problème des débouchés pour certaines filières.
Pour avoir testé les 2, je ne regrette absolument pas ma préférence pour l'université où, en socio et philo, j'ai appris des choses capitales et pas que pour mes études ou mon métier.
Mais la fac réclame un vrai eros du savoir et une grande capacité à se motiver et à être curieux.
Attention, le figaro est un journal orienté à droite où la fac et sa turbulence politique (parfois très à gauche)n'ont pas bonne ... presse au profit d'une approche plus élitiste de la scolarité en général.
On peut dire ce qu'on veut mais la fac a permis à des millions de jeunes issus de catégories modestes voire pauvres de connaître une ascension sociale.
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La Mère Luce
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posté le 2009-09-15 à 19:13:29
Je ne savais pas où mettre le lien sur le BNB Bonheur interieur brut. C'est donc le Bhoutan qui a créé cet indicateur. Je vous publie un lien sur envoyer spécial car c'est à cette émission que j'ai vu ça ( oula c'est pas très français tout ça...). Je pense que pour se faire un vrai opinion sur ce pays il faut lire plus que cet article car certains pensent que c'est une sorte de secte ou dictature du bonheur et d'autres qui sont allés dans le pays n'ont pas ressenti l'oppression vécu par les journalistes.
Voilà bonne soirée
je noublie pas le lien : [lien]
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Batman

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posté le 2009-09-16 à 18:27:16
Merci !
Grâce à vous, j'ai appris un truc !
Intéressant.
Voilà ce qu'en dit l'aricle wikipédia (extraits)
[lien]
Le Bhoutan officiellement le Royaume du Bhoutan, est un pays d’Asie du Sud sans accès à la mer. Il est situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde au Sud, à l’Est et à l’Ouest avec laquelle il partage 605 km de frontières terrestres et la Chine (région autonome du Tibet) au Nord avec 470 km de frontières.
Le nom local du pays, Brug-yul (souvent transcrit Druk Yul), signifie la « terre du dragon ». Il est aussi nommé Druk Tsendhen, « terre du dragon tonnerre », le son du tonnerre ou de la foudre étant interprété comme les grognements de dragons.
L’origine du Bhoutan et son histoire ancienne sont inconnues. Le gourou indien Padmasambhava effectue son légendaire voyage du Tibet au Bhoutan au VIIIe siècle et y apporte le bouddhisme.
Le pays doit subir de nombreuses invasions du XIe siècle au XVIe siècle, notamment de la part des Tibétains et des Mongols.
Une théocratie bouddhiste est établie au Bhoutan au début du XVIIe siècle. L’aire, historiquement proche du Tibet au nord, est placée sous l’emprise britannique de l’Inde durant le XIXe siècle et un protectorat est établi en 1910. Les Britanniques s'occupent des relations internationales mais s’abstiennent de s’immiscer dans les affaires intérieures.
La monarchie actuelle, établie en 1907, adopta un comportement visant à faire émigrer les non-natifs. Il s'ensuivit un exode d’environ 100 000 Népalais et Indiens vers les pays limitrophes.
Politique
L’une des particularités du Bhoutan est sa poursuite du bonheur à travers l’amélioration de son BNB, pour bonheur national brut. Là où la majorité des gouvernements se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse des citoyens, le Bhoutan y a substitué le BNB pour mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice se base sur quatre dimensions, piliers du développement durable, à savoir :
la croissance et le développement économique responsables ;
la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise ;
la sauvegarde de l'environnement ;
la bonne gouvernance responsable.
Instauré en 1972, le BNB a petit à petit fait son chemin dans la communauté internationale. Ainsi, une rencontre internationale sur la définition de la prospérité a eu lieu à l’Université Saint-François-Xavier, au Canada. Sur les 400 personnes venant de plus de dix pays différents, plus d’une trentaine étaient bhoutanaises, comptant parmi eux des enseignants, des moines et des responsables politiques.
Le 17 décembre 2005, le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, a annoncé [1] que le royaume se transformerait en une démocratie parlementaire en 2008 et qu’il abdiquerait à cette date en faveur du prince héritier Dasho Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, son fils aîné âgé de vingt-cinq ans en 2005. Il devait abdiquer de fait en décembre 2006 et déléguer ses pouvoirs à son fils. Le projet de Constitution, en préparation depuis 2001, prévoit la création d’un Parlement bicaméral, composé d’une Assemblée nationale de 75 membres et d’un Conseil national de 25 membres. Le chef de l’État demeure le roi, mais il pourrait être destitué par un vote réunissant les voix des deux-tiers des membres du Parlement.
Le 24 mars 2008, lors des premières élections législatives, le Parti vertueux du Bhoutan, dirigé par Jigme Thinley, âgé de 56 ans et formé aux États-Unis, remporte 44 sièges sur 47 de la chambre basse du Parlement, contre le Parti démocratique populaire. Jigme Thinley devient Premier ministre le 9 avril[2].
Le 6 novembre 2008 Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, est officiellement couronné comme le cinquième roi du Bhoutan, et devient ainsi le plus jeune roi au monde[3].
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lafilleensucre

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posté le 2009-09-18 à 20:18:37
Vous ne connaissiez pas le BNB, là je suis déçue! :(
(Et petite modification de Wikipédia) 7000 touristes en 2005, le Bouthan acceuille désormais 30000 touristes par an !
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lafilleensucre

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posté le 2009-09-21 à 17:25:19
La bonne gouvernance > transparence , rendre compte des décisions, lutte contre la corruption, politique tournée vers l'intérêt général, anticipation sur les problèmes à venir, primauté du droit et de l'égalité face à la justice, promotion de la démocratie et du développement durable...ce sont là quelques éléments de réponse sur ce qu'est le concept de bonne gouvernance dans la plupart des pays.
On ne peut cependant donner une définition précise et détaillée de la bonne gouvernance car celle ci dépend d'une multitude de facteurs (l'éthique notamment) qui différent selon les pays et les cultures.
Dans le cas du Bouthan, cette bonne gouvernance responsable est menée autour de trois axes interdépendants : la sauvegarde de l'environnement, la conservation du patrimoins culturel et le développement économique.
J'espère avoir été suffisamment claire... :s
Bonjour au passage !!
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Batman

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posté le 2009-09-21 à 17:49:18
C'est un peu borderline mais dans l'actualité bouillante :
Clearstream : les clés de l'affaire
LEMONDE.FR | 21.09.09 | 16h40
[lien]
Un voyage dans les arrière-cuisines de l'Etat
Faux listings, vraie manipulation
Les cinq prévenus
Tout procès est un effeuillage, et souvent une redoutable mise à nu. Que l'on y accuse ou que l'on y soit accusé, il faut argumenter, répondre, et surtout, se confronter. L'audience qui s'ouvre lundi 21 septembre devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour une durée de quatre semaines, n'échappera pas à cette règle. Et ce qui fait d'ores et déjà du procès Clearstream l'événement politique et judiciaire de la rentrée, est que cet effeuillage concerne l'intimité des plus hautes sphères de l'Etat.
Par les personnalités mises en cause, bien sûr, au premier rang desquelles l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, prévenu, et l'actuel président de la République, Nicolas Sarkozy, partie civile. Mais aussi par ce mélange détonant d'acteurs et de témoins provenant d'univers familiers du secret : l'industrie d'armement, la finance internationale, les services de renseignement français ou la justice financière, sur fond de rivalités politiques, de manipulations et de présomption de corruption. Devant l'opinion publique, devant les représentants de la presse étrangère, qui se sont accrédités en nombre au Palais de justice, c'est à un voyage dans les arrière-cuisines de l'Etat français que cette affaire invite.
Ainsi l'a voulu M. Sarkozy, en maintenant sa constitution de partie civile après son élection à la présidence de la République, brisant ainsi la règle respectée par ses prédécesseurs selon laquelle ils se gardaient d'agir en justice pendant leur mandat. "Le président de la République n'est pas au-dessus des lois, il n'est pas en dessous non plus", a-t-il coutume de répéter. "Il est grand temps que toutes ces combines sous la Ve République, une bonne fois pour toutes, on en soit débarrassé. Qui que ce soit qui les fasse. Les officines, les combines, il y en a eu beaucoup trop. Maintenant, que les prévenus s'expliquent et que les juges décident", a-t-il insisté récemment.
Bien qu'il s'en défende, le chef de l'Etat n'a eu de cesse d'obtenir la comparution de son ancien rival politique devant les juges, comme en témoignent les atermoiements du parquet qui, après avoir envisagé de prononcer un non-lieu contre M. de Villepin, a opéré une volte-face, fin 2008 en requérant son renvoi.
Ainsi l'a aussi voulu M. de Villepin qui, aux lenteurs souvent opportunes de l'instruction des affaires devant la Cour de justice de la République - seule habilitée à juger les membres du gouvernement susceptibles d'avoir commis un crime ou un délit dans l'exercice de leurs fonctions - a finalement préféré l'exposition devant le tribunal correctionnel. "Je n'ai rien à cacher mais je veux surtout que la justice puisse agir rapidement", avait-il expliqué, en demandant à être "jugé comme un citoyen ordinaire".
La rivalité - la haine ? - qui oppose ces deux personnalités de premier plan, leur volonté d'en découdre afin, pour l'un, de se voir reconnaître victime et de confondre ceux qui ont voulu le salir, pour l'autre de prendre à témoin l'opinion de son innocence, l'ont donc emporté sur la prudence et les arrangements qui, bien souvent, caractérisent les affaires d'Etat. Entraînant derrière eux tous les autres acteurs de cette ténébreuse affaire Clearstream, ils en assument donc les risques.
Celui qu'encourt Nicolas Sarkozy n'est pas le moindre. L'opinion a longtemps paru peu intéressée par l'affaire Clearstream, sans doute parce qu'elle avait le sentiment que la vérité n'en serait jamais connue. Elle pourrait en revanche se montrer autrement plus sensible à la question de savoir si un chef de l'Etat, qui exerce une autorité incontestable sur le système judiciaire, est à sa place dans un prétoire. A fortiori lorsque lui-même bénéficie d'une immunité pénale, qu'il ne peut donc pas être poursuivi pendant la durée de son mandat, et que celui qu'il poursuit devant les tribunaux est son ancien rival politique. A trop vouloir prouver son statut de victime, Nicolas Sarkozy prend le risque d'écorner son statut présidentiel.
Au tribunal, il revient désormais de se plonger dans ce dossier de dénonciation calomnieuse que les premières lignes du réquisitoire signé du procureur de la République Jean-Claude Marin présentent comme une "manipulation complexe d'une ampleur exceptionnelle". On y trouve, poursuit-il, "l'intrication délibérée du vrai et du faux, l'association réfléchie de faits réels et de calomnie", des dénonciateurs à "la puissance de conviction peu habituelle" et des acteurs qui, à des degrés divers, entretiennent tous "un rapport altéré à la vérité ".
Quatre semaines d'audience ont pour mission d'en faire émerger, modestement, une vérité judiciaire
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Commentaire perso
Rappel : L'affaire clearstream démarre quand une liste de comptes cachés au Luxembourg est révélée dans la presse.
N. Sarkozy est sur cette liste alors qu'il n'a pas ce compte (fait établi).
Comment son nom a-t-il fini sur cette liste ?
Manipulation et par qui ?
Zèle de suppôts du clan chiraquien alors au pouvoir ?
Manipulation sarkozienne pour faire tomber le clan chiraquien ?
Ce sont les hypothèses qui seront débattues lors de cette audience.
Cette affaire rappelle le contexte de la montée en puissance de N.Sarkozy dans l'UMP organisée par J.Chirac alors président et qui n'appellera jamais N.Sarkozy comme 1er ministre.
D. de Villepin est le successeur désigné de J.Chirac quand, 1er ministre, il perd la confiance de l'opinion dans la contestation du CPE.
N. Sarkozy qui semble en désaccord avec J.Chirac "prend" l'UMP et Villepin est mis en quarantaine politique.
D. De Villepin se présente depuis comme l'"héritier destitué", alternance dans l'UMP au "sarkozysme".
Il joue gros dans ce procès.
Relaxé, il peut devenir dans l'opinion l'opposant "naturel" de N. Sarkozy au sein de l'UMP.
Condamné, sa crédibilité en prendra un coup
Bref, plus complexe que Secret Story et plus belle la vie réunis !
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lafilleensucre

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posté le 2009-09-24 à 00:32:42
RFI
G20 Pittsburgh
Le compromis sera difficile
Le sommet du G20 se tiendra au Centre de convention David L. Lawrence, à Pittsburgh, les 24 et 25 septembre 2009.
Les attentes des pays membres du G20, qui se tient les 24 et 25 septembre 2009 à Pittsburgh, sont nombreuses. L’objectif de cette réunion est d’améliorer la régulation financière pour empêcher le retour des crises financières.
Alors que l’Union européenne entend pousser l’encadrement des bonus, les Etats-Unis devraient privilégier le renforcement du capital des banques. De leur côté, les pays émergents s’intéressent surtout à la réforme du Fonds monétaire international.
Le sommet G20 court un grand risque, celui de voir chaque Etat membre exhiber son propre ordre du jour. Trois grands blocs se dessinent : les Européens d’un côté, les Anglo-saxons de l’autre et enfin les pays émergents. Les Européens, France et Allemagne en tête, insistent sur la nécessité d’encadrer les bonus excessifs distribués par les banques.
Tous les pays sont d’accord sur des principes d’étalement ou de non-versement des bonus en cas de mauvaise performance. Mais les Européens veulent aller encore plus loin. Ils souhaitent les plafonner, voire interdire tout bonus garanti. Mais les réticences sont nombreuses du côté du Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, est opposé à l’adoption de règles trop contraignantes pour préserver les intérêts de la City. Reste également à convaincre les Etats-Unis. Barack Obama s’est clairement prononcé contre l’idée d’un plafonnement de ces primes.
Eviter la crise de l’automne dernier
Outre les bonus, les plus grands pays industrialisés et émergents devraient également se pencher sur les fonds spéculatifs et les agences de notation. A terme, aucun acteur financier ne devrait pouvoir échapper à une réglementation. L’autre dossier qui devrait faire débat lors de ce sommet de Pittsburgh est le renforcement des fonds propres des banques. Comme sur les bonus, la Grande-Bretagne est plus proche des Etats-Unis que du reste de l’Europe sur cette question.
Les Américains qui ont accepté de relever les exigences de fonds propres pour leurs banques, veulent convaincre les Européens d’adopter de telles mesures. Selon eux, c’est la manière la plus efficace d’empêcher de revivre la crise de l’automne dernier. Les discussions s’annoncent des plus ardues. Les Européens estiment, en effet, que la prise en compte des risques doit être le seul critère de définition des besoins en capitaux propres.
Une meilleure représentation des pays émergents au FMI
L’autre grand sujet sera de mettre fin aux mesures de soutien à l’économie mondiale. Elles ont atteint un montant total évalué à 5 000 milliards de dollars. En apparence, tous les pays du G20 sont d’accord pour ne pas relâcher l’effort public engagé pour faire face à la crise qui, même si elle montre quelques signes d’apaisement, est loin d’être terminée. Le G20 devrait insister pour que les stratégies de sortie de crise soient coordonnées, et pas prématurées.
Enfin, les pays émergents devraient appuyer une réforme du Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir plus de pouvoir au sein de l’institution. La Chine, qui avec un quota de moins de 4%, a le même poids que la Belgique au sein du FMI, soutient à côté du Brésil, de l’Inde et de la Russie, une réforme des droits de vote.
La Chine, le Brésil, la Russie et l'Inde ont appelé récemment le FMI à accorder 7% du total des droits de vote en son sein aux pays en développement, alors que les Etats-Unis ne leur proposent que 5%. L’Europe dit accepter de revoir les quotas pays par pays, mais refuse de considérer les émergents comme un seul bloc. Les Vingt-sept refusent également d’abandonner leurs sièges au conseil d’administration au profit d’un siège unique pour la zone euro.
Je me permets de poster cet article qui me semble clair et assez complet ... mais je laisse le soin à Batman d'y apporter ses commentaires personnels et quelques éclairssissements qui seront plus utiles et nuancés que les miens!
Dernière modification le 24-09-2009 à 00:42:51
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Batman

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posté le 2009-09-24 à 17:51:15
Rien à dire : c'est un article en effet plutôt clair sur les enjeux (affichés) du G20 !
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Batman

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posté le 2009-10-07 à 17:22:51
Posté par Kakashi
| citation : |
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Sinon j'aurais une autre question, mais c'est en ce qui concerne la privatisation de la poste, vous en pensez quoi vous personnellement?
Moi un truc me tracasse, admettons que la droite disent vrai, et qu'ils n'ont pas pour intention de privatisé la poste, comment les croire alors qu'à gauche on cris les grand dieu que c'est totalement faux. Inversement si la gauche dit vrai, et que le pouvoir veux privatiser la poste comment les croire alors que la droite dis que c'est faux et qu'il font tel lois les empêchant de privatisé? Au final on ment pas mal des deux côté et après c'est à nosu citoyen de nous faire une idée surement faussé par tous ce qui est dit dans tous les sens?
Parceque la fameuse question posé êtes vous pour la privatisation de la poste, biensur que non, mais si la droite dit la vérité, eux non plus ne veulent pas de cette privatisation et donc la question aurais mal était posé. Pourquoi ne pas avoir posé plutôt "êtes vous pour la réformes de l'état visant à modifier le statut de la Poste?"
Poser la question de cette manière en expliquant objectivement ce qu'est cette réforme aurais eu plus de poids que la question original posé.
Enfin voilà quelques question et avis un peu désordonnée, mais j'ai pas vraiment le temps de tous posé correctement et puis je doit être un peu à côté de la plaque niveau politique, vu le peu que j'ai le temps de suivre faut que je m'y remette parallèlement à mes cours ^^
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Batman

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posté le 2009-10-07 à 17:35:51
Sur la poste, l'intérêt de la "votation" a été de montrer qu'il y a un large consensus en France sur l'idée d'un service public de la poste, ce qui a d'ailleurs été réaffirmé par le gouvernement.
Notons la sémantique : un "service public" ne veut pas dire "géré par une entreprise publique" !
A mon avis, la question d'une privatisation de la poste reste ouverte pour l'avenir. Dans le contexte européen, la concurrence est un objectif et s'est traduit par la privatisation de services postaux, d'où les inquiétudes de syndicats et usagers.
Le passé a montré comment les gouvernements (et notamment de gauche ...) ont choisi d'ouvrir le capital des entreprises publiques (on parle de "privatisation rampante") pour leur permettre d'avoir plus de fonds dans un contexte où l'état ne peut/veut plus assurer ces financements coûteux et avec des résultats mitigés en terme de prix et de services : France Télécom, Air France, EDF; GDF, ... En attendant la SNCF ?
Evidemment, une privatisation même partielle nécessite le versement de dividendes, ce qui crée de suite des tensions sur le partae de la VA dans ces entreprises (voir les cas dramatiques à France Telecom !)
Bref, c'est très complexe :le courrier doit-il absolument être distribué par une entreprise publique ? On peut se poser en théorie la question avec les succès des Chronopost, UPS, etc ...
Inversement, la seule quête du profit ne conduira-t-elle pas à la fermeture des bureaux non rentables mais qui contribuent aux services publics et à la continuité territoriale (égalité du citoyen)?
Personnelement, puisque c'est ce que vous demandez, je ne parviens pas à arrêter une position définitive.
Si les français sont contre toute forme de privatisation, il faudra logiquement qu'ils acceptent des hausses d'impôts, taxes ou prix pour permettre à l'entreprise de se moderniser et faire face aux coûts des activités non rentables ...
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Batman

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posté le 2009-10-07 à 20:37:09
Plus généralement sur les privatisations.
Si on discute au niveau d'une entreprise publique, il est difficile de trancher.
On peut en revanche réfléchir plus globalement.
Les états-"providence" européens sont confrontés à un vrai problème de financement.
Les cotisations sociales qui pèsent sur le travail alourdissent le coût du travail donc la compétitivité des entreprises dans le contexte de la mondialisation.
Les impôts et taxes sont soumis à plusieurs contraintes : il y a un risque d'"évasion fiscale" vers des zones moins taxées, il y a un seuil de tolérance des contribuables, qui (à mon avis) a tendance à baisser dans un contexte de crise et de développement relatif d'une forme d'individualisme "particulariste" (ou égoïste pour faire vite). On accepte de recevoir mais on peine à mesurer le coût du don et on estime qu'on mérite et pas les autres, etc ...
Compte-tenu de ces 2 tendances lourdes, on peut difficilement augmenter les prévèlements obligatoires.
De plus, une certaine idéologie "néolibérale" a imposé l'idée qu'imposer les plus riches étaient improductifs car affaiblissait la croissance favorable pour toute la population.
Dans ce contexte, il y a un consensus à la baisse voire la stagnation de l'impôt. Les électeurs français ont par exemple élu un candidat qui ne s'est pas caché de ses orientations de ce côté là ! Les conservateurs britanniques risquent de gagner les élections sur un programme de baisse des dépenses publiques, ...
D'un autre côté, les états sont désormais sommés de résoudre de nouveaux problèmes : des personnes sont durablement coupées de l'emploi même en période de croissance, le droit au logement a ses exigences, la dépendance des personnes âgées pose de nouvelles questions, les investissemnt dans l'éducation doivent être redéployer en faveur des facs, les dépenses de santé augmentent, etc ...
Toutes ces demandes constituent des dépenses très importantes.
Les populations européenes sont donc dans une forme de "schizophrénie" : elles demandent plus d'interventions de l'état sans accepter d'en payer le prix, alors même que les déficits sont déjà très lourds. C'est ce qu'on appelle la contrainte budgétaire.
Tout en limitant la hausse des prélèvements, les gouvernements européens cherchent des solutions nouvelles :
- les services publics doivent être réformés : en gros, faire aussi bien voire mieux en réduisant les moyens alloués. la réduction des effectifs de l'EN en est une illustration. Réduire le nombre de fonctionnaire permet de dégager des marges de manoeuvre.
- on ouvre à la concurrence certains secteurs de services publics en espérant qu'ils amèneront à une pression "économique" sur les entreprises publiques notamment par des prix plus bas (cf: privatisation du transport aérien ou des téléphonies);
- le financement des entreprises publiques sont de plus en plus dificiles de réaliser via le budget de l'état. On privatise une partie du capital de ces entreprises pour qu'elles trouvent des fonds nouveaux et privés, sans recourir à l'impôt. C'est le cas de France Télécom et bientôt de la Poste ?
- une partie des déficits de la sécurité sociale se finance en dehors des cotisations sociales et du système public : on rembourse moins ce qui incite les assurés à prendre des complémentaires privés (santé, retraite).
- on limite les prélèvements sur les entreprises en transférant ces prélèvements vers les ménages. La CSG a été dans ce sens, la suppression de la taxe pro si elle est compensée en partie par la taxe carbone (?) irait dans ce sens.
- on limite les prélèvements des tranches les plus aisées des contribuables par une moindre progressivité. Exemple : le bouclier fiscal.
- On delocalise certaines missions vers les collectivités locales qui les gèreront mieux (?) et qui permettent à l'état de moins voire plus en assumer la charge financière (?) ;
Si l'état parvient à limiter ses dépenses ainsi, il pourra, à prélèvement constant, redéployer ces économies vers de nouvelles missions.
Par exemple, serait-il scandaleux que la poste soit privée, si les économies ainsi réalisées améliorent le logement étudiant ?
C'est donc une vision d'ensemble qui permet de mieux comprendre les enjeux de certaines questions.
Ceci dit, il ne faut pas minimiser les effets contestables possibles de certaines de ces "réformes" : elles peuvent aboutir à augmenter les prix de certains services publics (électricité ?), en diminuer la qualité (plus d'élèves par classe ?), fragiliser le statut des personnels (France télécom ?), augmenter les inégalités (impact du bouclier fiscal ?), ...
Mais, selon moi, tant qu'il n'y aura pas un consensus, notamment dans la classe moyenne, sur l'idée qu'il faut sans doute accepter des hausses d'impôts pour adapter les recettes aux nouvelles dépenses de l'état, on est finalement dans une forme de remise en cause de l'état providence tel qu'il a existé dans les 30 glorieuses.
L'intérêt de l'impôt est de permettre de répartir collectivement l'effort et d'améliorer le lien social en "tenant ensemble" toutes les catégories sociales, engagées dans le même effort.
Ce consensus historique de l'après guerre me semble en déclin, ce qui n'est pas sans effet sur les résultats des gauches en Europe (du Nord) qui sont actuellement parfois en décalage avec ce changement du sens de la "solidarité".
On vante souvent les pays scandinaves qui allient efficacité et solidarité en oubliant de souligner que les prélèvements obligatoires y sont très élevés, à des niveaux sans doute inaccpetables en France par exemple.
C'est l'une des questions les plus importantes pour nos sociétés.
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Franchement, vous ne me méritez pas !
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Batman

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posté le 2009-10-21 à 18:00:22
Les Yes men, un mode de contestation alternatif :
[lien]
Les Yes Men (Béni-oui-oui) sont deux activistes du canular (Jacques Servin et Igor Vamos, connus sous les pseudonymes de Andy Bichlbaum et Mike Bonanno), qui dénoncent le libéralisme par la caricature.
En se faisant passer pour des intervenants de l'OMC, ils ont entre autres prononcé des discours satiriques sur la privatisation du marché des votes, sur l'apologie de l'esclavage à domicile, qui n'ont pas suscité de réactions particulières de la part des spectateurs et participants présents, si ce n'est des remerciements.
Ils ont ensuite diversifié leurs cibles, parmi lesquelles George W. Bush et le groupe chimique Dow Chemical.
Le 12 novembre 2008, ils ont diffusé à cent mille exemplaires dans les rues de New York un faux numéro du New York Times titrant à la une « Iraq War Ends » (« La guerre en Irak est finie »)[1].
voir : [lien]
Efficace ou contre-pub ?
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Batman

1533 messages
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posté le 2009-11-02 à 19:29:34
En ce début de mois, je ne vais mettre sur le blog dans la CC que des références en lien avec la chute du mur de Berlin dont nous fêtons les 20 ans.
C'est un évènement capital qui a sans doute cloturé le 20è siècle ...
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