| Ch3 - Les bonus du cours |
Batman

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posté le 2009-11-11 à 18:15:09
L'expérience de Mayo
Les expériences de Hawthorne sont des études de sociologie du travail menées par Elton Mayo.
Une de ces expériences a été mené en 1930 dans l'usine Western Electric de Cicero, la Hawthorne Works, près de Chicago.
De 1927 à 1932, Mayo dirigea une expérience dans l’usine Hawthorne, occupant dans plusieurs ateliers une main d’œuvre ouvrière principalement féminine. Ces ouvrières assemblaient des circuits électriques destinés à des appareils de radio.
Mayo constitua un groupe test dans un atelier à part afin de vérifier en quoi les modifications des conditions de travail pouvaient influer sur la productivité du travail des exécutants. Un autre atelier dans lequel les conditions de travail n’étaient pas modifiées servait de groupe témoin.
Mayo vérifia que l’amélioration des conditions matérielles de travail (l’éclairage, en particulier) faisait croître la productivité. Mais il s’aperçut aussi, paradoxalement, que la suppression de ces améliorations (allongement des horaires, interdiction de parler pendant le travail, etc.) ne faisait pas baisser la productivité. D’autre part, Mayo et son équipe constatèrent que la productivité des ouvrières dans l’atelier témoin avait, contre toute attente, tendance à s’accroître sans qu’aucune amélioration des conditions n’ait pu l’expliquer.
La recherche des causes de ces anomalies conduisit à conclure que les exécutants travaillent mieux quand on s’occupe d’eux. En effet, durant l’expérience, les employés de la Western Electric, flattés d’être l’objet d’études, avaient sympathisé avec les chercheurs de l’équipe Mayo qui en conclut que l’estime de soi, la cohésion étaient plus importantes pour la productivité que l’état matériel de l’environnement de travail. Cette découverte du rôle clé des phénomènes affectifs, du besoin d’appartenance et d’estime de soi contribua beaucoup au développement du mouvement des relations humaines.
Rompant avec l’hypothèse taylorienne de l’intérêt individuel, Mayo affirme que « le désir d’être bien avec ses collègues de travail…l’emporte facilement sur le simple intérêt individuel et la logique des raisonnements sur lesquels tant de faux principes de direction se sont fondés ».
Partant de là, il est essentiel que la hiérarchie pense moins à ce qu’elle veut faire passer comme message au personnel dans l’intention de lui plaire qu’à écouter ce que ce personnel veut savoir et à quoi il est réceptif.
Extraits de : [lien]
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posté le 2009-11-25 à 17:22:45
La Loi Le Chapelier, promulguée en France le 14 juin 1791, est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage. Cette loi suit de très près le décret d'Allarde des 2 et 17 mars 1791, tant dans ses objectifs que par leur proximité historique. Elle interdisait donc de fait les grèves et la constitution des syndicats au cours du siècle suivant, mais aussi certaines formes d'entreprises non lucratives comme les mutuelles. Elle ne visait ni les syndicats et clubs patronaux, ni les trusts et ententes monopolistiques qui ne furent jamais inquiétés.
À la suite des principes de la physiocratie, cette loi vise à favoriser la libre entreprise, conçue comme le moyen d'assurer l’enrichissement de la nation et le progrès social.
Supprimant toutes les communautés d'exercice collectif des professions, la loi Le Chapelier eut pour effet de détruire les guildes, corporations et groupement d'intérêts particuliers, détruisant du même coup les usages et coutumes de ces corps.
La loi suit de très près le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791, à la fois dans ses objectifs et par sa proximité historique. Le décret d'Allarde contribuera aussi à établir la liberté d'exercer une activité professionnelle en affirmant le principe suivant : « Il sera libre à toute personne de faire tel négoce ou d'exercer telle profession, art ou métier qu'elle trouve bon ».
Le 12 avril 1803, la loi sur la réglementation du travail dans les manufactures et les ateliers renouvelle l’interdiction des coalitions ouvrières. De son côté, le délit de coalition est réaffirmé dans les articles 414 et 415 du Code pénal de 1810.
La Loi Le Chapelier a été abrogée en deux temps le 25 mai 1864 par la loi Ollivier, qui abolit le délit de coalition, et le 21 mars 1884 par la loi Waldeck-Rousseau, qui légalise les syndicats.
Extraits de l'article Wikipédia : [lien]
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posté le 2009-11-25 à 17:27:18
Une corporation, dont le mot vient du latin corporari (se former en corps), ou plus exactement un corps, est une personne morale, en générale de droit public, instituée par une loi. Ses « membres » sont toutes des personnes physiques et/ou morales qui possèdent une même caractéristique (en général l'exercice d'une fonction).
Au Moyen Âge et jusque à la Révolution française, la corporation était le mode d'organisation de la plupart des professions. Une corporation possédait ses propres règlements. Elles ont été interdites sous la Révolution, au motif que nul corps intermédiaire ne pouvait légitimement prétendre s'interposer entre le citoyen et la Nation, et c'est au nom de cette interdiction des corporations et des ententes entre acteurs économiques au niveau des employés ou des artisans, que les syndicats ouvriers furent interdits par la loi Le Chapellier sous la Révolution jusqu'au début du Second Empire. Les syndicats et clubs patronaux n'ont toutefois jamais cessé d'exister.
Il existe trois grades dans presque toutes les professions.
Le principe fondamental est de distinguer le maître qui a le droit de vendre au public et qui est rémunéré par le prix de vente (d'où leur désignation par le terme de marchand) et le compagnon qui ne doit pas être payé pour sa production (c'est-à-dire à la pièce) mais pour son temps de travail. En dehors de ces deux catégories, il existe des apprentis placés par leurs parents sur la base d'un contrat souvent passé devant notaire, et dont le statut, très précis pour chaque métier, définit la durée, les travaux qu'il peut faire en fonction de son âge, le nombre d'apprentis qu'un maître peut prendre en même temps (en général pas plus d'un ou deux), etc..
Les communautés de métiers offraient un cadre général à l'emploi qui correspond actuellement à celui d'une administration ou d'une grande firme regroupant un grand nombre de services, d'agences, de succursales ou d'unités de production qui restent financièrement autonomes.
Elles prenaient en charge le contrôle de la qualité, la représentation des intérêts collectifs, la règlementation sociale, les conditions de commercialisation et la formation de leurs membres. Elles étaient propriétaires d'un savoir-faire, de procédés et de modèles qu'elles s'efforçaient d'améliorer pour asseoir leur renommée en dehors de la province (par exemple la coutellerie de Langres fournissait des instruments de chirurgie).
Le régime des communautés de métiers est un système de statuts légaux qui définissent d'une part les métiers, d'autre part à l'intérieur des métiers, les droits et les obligations des trois principales catégories de membres: apprentis, compagnons, maîtres, auxquels s'ajoutent les jurés, les gardes, etc... La spécialisation aboutit à la création de nouveaux métiers, ou sous-métier.
voir l'article Wikipédia : [lien]
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posté le 2009-11-25 à 17:31:57
Une présentation des "métamorphoses de la question sociale" de Robert Castel (1995) :
[lien]
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posté le 2009-12-06 à 16:32:55
Le nouvel esprit du capitalisme
Luc Boltanski et Eve Chiapello
Ou comment le capitalisme est en train de tourner la page du fordisme au profit d'une organisation en réseau, génératrice pour certains d'une plus grande liberté au travail, pour d'autres d'une plus grande précarité, et pour tous d'un asservissement accru à l'entreprise. Un livre épais, mais important.
Commentaire critique
Depuis une dizaine d'années, Luc Boltanski élabore une "sociologie morale" de l'action, qui étudie les valeurs et la construction des arguments mobilisés par les acteurs au cours d'épreuves ou de conflits, qu'ils soient professionnels ou politiques. Dans Le nouvel esprit du capitalisme, et à la suite de Max Weber, Luc Boltanski, avec Eve Chiapello, chercheuse à HEC, montre que ce sont les valeurs dominantes du capitalisme, des années 60 à aujourd'hui, et leur influence sur les décideurs qui ont permis à ce dernier d'assurer constamment sa légitimité auprès de la société, de désarmer les critiques de ses adversaires et de renouveler la nécessaire motivation des cadres.
Le cadre devient de préférence un manager, ou mieux un coach, mobilisant chacun des salariés à tous les niveaux, dans des structures légères et innovantes. L'intuition créatrice est réhabilitée. La carrière devient une succession continue de projets, qui augmentent à chaque fois l'employabilité du salarié. Celui-ci se doit d'être mobile, enthousiaste, flexible, disponible, convivial, charismatique.
Celle-ci a pour objectif la création continue de réseaux informels et de profits qui peuvent en être tirés, en s'appuyant sur des investissements essentiellement immatériels (temps, capital social, capital humain personnel). L'externalisation des contrats de travail et des coûts (y compris sociaux), l'intensification des contraintes par la flexibilité et la précarisation généralisée sont les piliers de l'exploitation des "immobiles" (ouvriers, bassins d'emploi, nations) par les "mobiles" (marchés financiers, multinationales, voire consommateurs).
extraits de : [lien]
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posté le 2009-12-06 à 16:38:41
Accroches possibles :
Sur l'OST : cf. sensibilisation "les temps modernes" de Chaplin
Sur l'impact des NFOT (polyvalence, autonomie, flexibilité), on peut évoquer les difficultés du travail moderne, introduisant de nouvelles contraintes :
- les restructurations et nouvelles conditions de travail
=> suicides à France telecom ?
Selon l’analyse des rédacteurs de cette étude, les restructurations continues produites par "l’introduction de nouvelles techniques de management et des formes diverses et plus nombreuses de flexibilité" s’ajoutent aux mesures destinées à contrer la crise (fermetures, réductions d’effectifs, externalisations, etc.). L’ensemble fait peser sur les personnels (ceux qui perdent leur emploi mais aussi "les rescapés") des risques graves pour leur santé physiologique et mentale. Les auteurs parlent d’un risque de "pandémie" et formulent douze recommandations pour des "restructurations saines".
source [lien]
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posté le 2009-12-06 à 16:42:48
Accroches possibles (2):
Les NFOT et les TMS ?
http://www.lefigaro.fr/sante/2009/12/03/01004-20091203ARTFIG00022-maladies-professionnelles-les-tms-explosent-en-france-.php
Le stress s'invite au travail
66 % des Français se disent de plus en plus stressés au travail, selon l'observatoire de l'Apave, réalisé avec TNS Sofres.
Ce sont clairement les politiques mises en œuvre au sein de certaines entreprises, sans préparation suffisante du personnel, qui sont pointées du doigt : mobilités mal accompagnées comme chez France Télécom, fusions mal préparées ainsi que l'ont dénoncé les organisations syndicales dans le cadre de la création de Pôle emploi, plans de réorganisation à répétition comme chez Renault ou PSA. Bref, tout reste à faire dans la prévention du stress.
[lien]
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posté le 2009-12-06 à 16:49:13
Accroches possibles (3) autour de la précarisation des emplois
=> les travailleurs pauvres
3,7 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité (on ne tient pas compte là des revenus du ménage) inférieurs à 60 % du revenu médian [1] et peuvent donc être considérés comme pauvres.
source : [lien]
=> Le temps partiel, berceau des inégalités Hommes-Femmes
Cette réalité explique ou accentue un certain nombre d'autres inégalités criantes. Sur les salaires d'abord : si les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes (23355 euros annuels en moyenne pour un salarié du privé en France, 18370 euros pour une femme selon l'Insee), c'est parce qu'une sur trois est à temps partiel, synonyme aussi de travail moins qualifié, souvent en horaires décalés dans la grande distribution, le nettoyage ou l'hôtellerie. "Le temps partiel choisi, notamment le mercredi, bénéficie surtout aux mères aisées", souligne une étude du ministère de la Santé et de l'emploi. "Moins le niveau des ménages est élevé, moins les mères peuvent utiliser le travail à temps partiel comme un moyen de concilier leur vie familiale et professionnelle".
[lien]
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posté le 2009-12-06 à 17:00:17
Accroches possibles (4) : le halon du chômage
=> Débats sur les "frais" chiffres du chômage
[lien]
=> Les vrais chiffres du chômage des jeunes
[lien]
=> Chômage : L'illusion du chômeur volontaire
article polémique sur cette notion : [lien]
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posté le 2009-12-06 à 17:09:10
Accroches possibles (5) : flexibilité et chômage
=> Faut-il plus de flexibilité du travail pour relancer l'emploi ?
[lien]
=> Débats sur le RSA
Le RSA tue la « valeur travail » Marianne
[lien]
Le RSA remplace le RMI
Objectifs du RSA : encourager le retour à l'emploi des Rmistes et augmenter les revenus des travailleurs pauvres.
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posté le 2010-01-31 à 09:35:12
PSA ou les lilmites du toyotisme
[lien]
Après Toyota, qui doit procéder au rappel de 1,8 million de véhicules en Europe pour défaut de fabrication, c'est au tour du constructeur français PSA de rappeler "à titre préventif" certains de ses véhicules "qui pourraient avoir le même défaut de pédale", a annoncé un porte-parole.
Cette campagne concernera des Peugeot 107 et Citroën C1 produites entre février 2005 et août 2009 dans l'usine tchèque de Kolin qu'il détient en commun avec le constructeur japonais, c'est-à-dire "10 % du parc de C1 et 107 roulant, soit moins de 100 000 voitures" en Europe, a-t-il précisé.
La CGT de Peugeot Sochaux (Doubs) a aussitôt réagi à cette annonce en estimant que la multiplication des rappels de véhicules (Honda en juillet 2009, Toyota vendredi et maintenant PSA) illustrait "les limites du toyotisme". "Les salariés de la filière automobile font les frais de ces politiques en terme de précarité de l'emploi, de sous-effectif, de conditions de travail, stress et rémunération. On en mesure maintenant les conséquences pour les consommateurs", souligne le syndicat.
"Si de nombreux constructeurs en sont réduits à cette extrémité, c'est qu'au-delà de l'affichage sur la qualité totale, tous appliquent aujourd'hui les mêmes principes dont on mesure les limites", poursuit la CGT Sochaux, dans un communiqué. A savoir "la production maigre" (en anglais "Lean manufacturing"), "c'est-à-dire avec le minimum de temps d'étude et de conception, de moyens, de personnel et de salaire" et "sans parler de la sous-traitance à outrance".
Les deux citadines du constructeur automobile français sont assemblées sur des lignes de montage de Toyota, qui produit à Kolin sa petite AYGO. Ce modèle fait partie des huit que le constructeur japonais a décidé de rappeler en Europe pour un défaut de pédale d'accélération.
Or, la quasi-totalité des composants des trois modèles sont les mêmes, ce qui explique que PSA soit également obligé de rappeler des voitures.
Le japonais doit quant à lui rappeler des millions de voitures à travers le monde pour un défaut de pédale d'accélération décelé aux Etats-Unis, au Canada, en Chine et en Europe. Les rappels concernent huit modèles : AYGO, iQ, Yaris, Auris, Corolla, Verso, Avensis et RAV4.
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