| Les bonus du cours - Divers |
Batman

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posté le 2009-10-02 à 16:56:11
Économie de l'Inde
L'Inde connaît un décollage économique depuis le milieu des années 1980 et tout particulièrement depuis le tournant de l'ouverture en 1991. Elle s'est alors détaché de sa politique économique inspirée des modèles socialistes planificateurs et adopté un mélange de politique libérale et social-démocrate.
Le secteur public a cédé la place à des groupes privés de toute taille qui s'appuient sur la vieille tradition des castes marchandes et d'entrepreneurs. La libéralisation commerciale a surtout démarré en 1991 avec une forte chute des droits de douane et l'ouverture progressive aux investissements étrangers. La croissance a atteint une moyenne supérieure de 9% entre 2005 et 2007 et le simple ralentissement de 2008-2009 en fera la deuxième croissance du monde après la Chine.
Ces changements de l'économie indienne ont suscité un véritable débat sur la répartition des fruits de la croissance. Un quart de la population est sous le seuil d'extrême pauvreté et un tiers sous le seuil international de 1,25 USD par jour. Ceci a conduit le parti du Congrès au pouvoir depuis 2004 et réélu en juin 2009 a fixer une stratégie de "croissance inclusive" en accompagnement de sa politique de libéralisation.
Un ensemble de programmes sociaux dans l'éducation, l'emploi (NREGA) ou la santé visent à améliorer la position des basses castes dans le nouveau jeu économique. La préoccupation numéro un du pays est de créer au moins dix millions d'emplois nécessaires chaque année pour absorber l'arrivée massive des jeunes du baby boom des années 1980 (Planning Commission, Eleventh Five Year Plan, 2008).
En 2007, l'Inde était la 12ème économie mondiale en dollars courants avec un PIB de 1 171 Mds USD soit 2,15% du PIB mondial (Banque Mondiale, Atlas 2008). Cependant, vu la population supérieure à 1,1 milliards d'habitants, cela se traduit par un faible revenu par habitant de 950 USD. Pour prendre en compte le bas niveau des prix intérieurs, on calcule cependant un revenu en parité de pouvoir d'achat qui était en 2007 selon la même source de 2 740 USD. Avec cette méthode de comparaison, le PIB total de l'Inde passe au 4e rang mondial après les Etats-Unis, la Chine et le Japon (3083 Mds USD).
L'Inde n'en est qu'au début de sa "grande transformation" selon le spécialiste de l'économie indienne, Jean-Joseph Boillot. Les deux tiers de sa population vivent en milieu rural et l'agriculture occupe encore la moitié des actifs. L'industrie connaît un grand dynamisme dans quelques secteurs depuis l'essor de la consommation de masse dans les moyens de transports (8 millions de deux-roues vendus chaque année et 1,5 million de voitures contre 50.000 en 1985!) et les télécommunications avec plus de 10 millions d'abonnés supplémentaires chaque mois en 2009. Mais l'industrie crée peu d'emplois et c'est dans les Services que l'Inde connaît les plus grandes créations d'emplois (75%) et les succès que l'on sait à l'échelle internationale où elle joue dans les services informatiques globaux le rôle de la Chine dans l'industrie mondiale.
Comparée à la Chine, les moteurs de la croissance indienne sont beaucoup plus domestiques. Ils s'appuient sur un taux de consommation intérieur équivalent à 70% du PIB contre 40% en Chine où les exportations jouent au contraire un rôle de locomotive. L'investissement est également plus équilibré: 32% du PIB contre 40% en Chine, mais le vrai point noir de l'Inde est la faiblesse de ses infrastructures urbaines, d'énérgie et de transport qui n'est pas sans expliquer celle de l'industrie manufacturière. Elle peut par contre s'appuyer sur une classe moyenne estimée à 300 millions de personnes dont 50 millions à niveau de vie comparable aux occidentaux. Les 300 millions de pauvres sont toutefois un obstacle pour élargir le marché intérieur et faire vivre de façon dynamique les groupes indiens considérés comme très compétent dans la gestion mais moins parfois sur un plan technique.
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Batman

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posté le 2009-10-02 à 16:59:29
BRIC
Brésil - Russie - Inde - Chine
BRIC est un acronyme qui désigne le groupe de pays formé par la Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Le premier sommet des pays BRIC a eu lieu le 16 juin 2009 à Iekaterinbourg, en Russie.
Les BRIC sont des pays à forte croissance, dont, au début du XXIe siècle, le poids dans l’économie mondiale augmente.
Ce terme est apparu pour la première fois en 2003 dans une thèse de la banque d'investissement Goldman Sachs. Ce rapport tendait à montrer que l’économie des pays du groupe BRIC va rapidement se développer ; le PIB total des BRIC devrait égaler en 2040 celui du G6 (les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Italie). Chacun des BRIC se situerait en 2050 au même niveau que les principales puissances économiques actuelles : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, etc.
Il est estimé dans un nouveau rapport que le poids des BRIC dans la croissance mondiale passera de 20 % en 2003 à 40 % en 2025. Par ailleurs, leur poids total dans l’économie passera de 10 % en 2004 à plus de 20 % en 2025.
Le PIB par habitant est en augmentation rapide, mais, même à l’horizon 2050, il devrait rester très inférieur à celui des pays développés.
Les pays composant le BRIC pourraient, dans un avenir proche, renforcer davantage leurs coopérations économiques en échangeant les ressources naturelles et technologiques, le Brésil et la Russie produisant du pétrole et du gaz naturel, tandis que la Chine et l’Inde sont en plein processus d’industrialisation qui nécessite beaucoup d’énergie.
Extraits de : [lien]
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posté le 2009-10-02 à 17:03:47
Philip K. Dick
Philip Kindred Dick, né le 16 décembre 1928 à Chicago dans l'État de l'Illinois aux États-Unis et mort le 2 mars 1982 à Santa Ana en Californie aux États-Unis, était un auteur américain de romans, de nouvelles et d'essais de science-fiction.
Nombre des histoires de Philip K. Dick ont pour thèmes la modification et la manipulation de la réalité. Ces thèmes sont particulièrement présents dans les nouvelles Jeu de guerre, Souvenir à vendre, ainsi que dans les romans Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, La vérité avant-dernière, Le dieu venu du centaure, Le maître du haut château ou Ubik.
Nombreux sont ceux qui pensent que ces caractéristiques proviennent directement de la paranoïa qui marquait sa santé mentale fragile, notamment en raison de sa consommation de drogues (surtout des amphétamines) et de médicaments. Mais la critique sociale et le cynisme des puissants qui "imposent une réalité fictive" sont aussi très présents chez lui.
Il est très connu pour avoir créé dans ses romans une atmosphère sombre, inspirant ainsi les cyberpunks bien qu'il ait vécu trop tôt pour les connaître. Mais cette atmosphère « glauque » tient en fait à l'intrigue héritée du gnosticisme qui hante la plupart des romans de Dick : le faux, qui régit ce monde, et que nous percevons comme le vrai, doit être démasqué.
Extraits de : [lien]
Voir l'article sur le blog concernant Blade runner :
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posté le 2009-10-07 à 16:42:18
Profits, salaires et inégalités
Source :
[lien]
Par Thomas Piketty
Et puisque le véritable enjeu de ces discussions porte sur la question des inégalités disons le clairement : les inégalités ont explosé en France au cours des dix dernières années.
L’étude de Camille Landais le démontre sans contestation possible. Entre 1998 et 2005, on constate ainsi des progressions de pouvoir d’achat de plusieurs dizaines de pourcentages au sein des Français les plus aisés (20 % en moyenne pour le 1 % le plus riche, et plus de 40 % pour le 0,01 % le plus riche, alors que les 90 % des Français les moins aisés ont connu une progression d’à peine 4 %. Tout indique que ces évolutions se sont poursuivies, voire amplifiées, entre 2005 et 2008. Il s’agit d’un phénomène nouveau, inconnu au cours des décennies précédentes, et massif : le trend est d’une ampleur comparable à celui observé aux Etats-Unis depuis les années 1980, avec pour conséquence un transfert de l’ordre de 15 points de revenu national en direction du 1 % le plus riche, et la stagnation du pouvoir d’achat du reste de la population.
(...)
Alors, comment expliquer que depuis la fin des années 1990 les inégalités aient si fortement augmenté, en dépit de la stabilité du partage profits-salaires ? D’abord parce que la structure de la masse salariale s’est fortement déformée en faveur des très hauts salaires. Alors que pour l’immense majorité les progressions salariales étaient largement absorbées par l’inflation, les très hauts salaires - notamment au-delà de 200 000 euros annuels - ont obtenu des hausses de pouvoir d’achat considérables.
On assiste au même phénomène qu’aux Etats-Unis : les cadres dirigeants ont pris le contrôle et se votent à eux-mêmes des revenus exorbitants, sans rapport avec leur productivité (par définition non observable), encouragés en ce sens par des allégements fiscaux à répétition. Dans le secteur financier, ces rémunérations indécentes ont en outre stimulé des comportements insensés en termes de prise de risque, et ont clairement contribué à la crise actuelle.
Face à une telle dérive, la seule réponse crédible est une taxation accrue des très hauts revenus - solution qui commence à émerger aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et finira bien par atteindre la France, si Nicolas Sarkozy parvient à comprendre que le bouclier fiscal est l’erreur de son quinquennat.
Le second facteur explicatif est que la fameuse stabilité du partage profits-salaires ne prend pas en compte l’alourdissement des prélèvements pesant sur le travail (notamment les cotisations sociales) et l’abaissement des prélèvements pesant sur le capital (notamment l’impôt sur les bénéfices). Si l’on se place du point de vue des revenus effectivement perçus par les ménages, alors on constate que la part des revenus du capital (dividendes, intérêts, loyers) n’a cessé d’augmenter, alors que celle des salaires nets baissait inexorablement, renforçant d’autant la progression des inégalités. Sans compter que les entreprises, dopées par la bulle boursière et des plus-values illusoires (et peu taxées), ont doublé leurs versements de dividendes depuis vingt ans, à tel point que leur capacité d’autofinancement est devenue négative (les profits non distribués, soit une petite moitié des profits bruts, ne permettent même pas de remplacer le capital usagé). La réponse est là encore fiscale et passe par un rééquilibrage capital-travail, par exemple en soumettant les bénéfices aux cotisations sociales maladie et famille. Ce vaste chantier exigera une forte coordination internationale. Espérons que la crise permettra au moins de favoriser ce changement de cap.
Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.
Sur l'auteur : [lien]
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posté le 2009-10-09 à 21:01:03
Inégalités américaines
Source [lien]
Par Frédéric Lemaître
Durant les années Clinton (1993-2000), la croissance du revenu annuel moyen a été de 4 %, supérieure à celle des années Bush (2000-2007) : 3 %. Les Américains les plus riches (le 1 % qui déclarait en 2007 un revenu supérieur à 398 900 dollars) ont connu une progression de 10,3 % sous Clinton et de 10,1 % sous Bush.
Et les autres ? C'est-à-dire 99 % de la population ? Leurs revenus ne se sont accrus que de 2,7 % sous Clinton et de 1,3 % sous Bush. "Moins qu'en France", note Thomas Piketty pour les années Bush. Dit autrement, le "Top 1 %" a accaparé sous Clinton 45 % de la croissance des revenus, un pourcentage évidemment déjà élevé mais qui a bondi à 65 % sous George W. Bush. Pas mal, non ?
Vue sous l'angle fiscal, 2007 a été une bonne année : le revenu moyen y a progressé de 3,7 %. Et l'on a beau savoir que l'histoire ne se répète pas et que "comparaison n'est pas raison", comment ne pas avoir, rétrospectivement, froid dans le dos quand on lit sous la plume d'Emmanuel Saez qu'en 2007 le Top 1 % a accaparé 23,5 % des revenus, un record depuis 1913 à l'exception de... 1928 (23,9 %).
Mais même les riches ne sont pas égaux entre eux. En 2007, le Top 0,01 %, c'est-à-dire les 14 998 familles qui ont déclaré plus de 11,5 millions de dollars de revenus, possédait 6,04 % du total, soit davantage qu'en 1928 (5,04 %). Bref, "2007 a été une année incroyablement bonne pour les super-riches", note Emmanuel Saez, qui observe : "Ce ne sont pas des rentiers qui tirent leurs revenus d'une fortune passée, mais plutôt des "working rich", des salariés très bien payés ou des nouveaux entrepreneurs."
( J'ai trouvé que cet article complète plutôt bien le devoir et notamment le document sur les inégalités américaines avec un certain ton ironique )
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Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions.
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Batman

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posté le 2009-10-10 à 08:18:06
Piketty explique aussi que ces évolutions sont "invisibles" dans l'opinion malgré leur caractère "scandaleux" car en fait, la répartition T/C dans le partage de la VA est plutôt stable.
Mais cette stabilité masque l'émergence d'énormes inégalités dans la répartition en faveur du travail au profit des "working rich" parmi lesquel traders et managers sont en pointe et alors que se développent les "working poor".
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Batman

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posté le 2009-10-12 à 16:12:30
Forum "le temps qu'il faut", topic "Commentez l'actu !".
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Je ne rappelle encore le "Oui, oui !", l'oeil fier et assuré à ma question : "vous savez où vous devez le mettre ?".
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